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Le blog de P.R.O.G.R.E.S : étudiants de gauche en grande école: octobre 2009

vendredi 16 octobre 2009

Le monde est il de plus en plus malade ?

Au détour de ma revue de presse, j’ai noté un nombre important d’articles intéressants. Poussant un peu plus loin mes lectures je me suis rendu compte que même le figaro s’en mêle vu le spectacle accablant qu’offrent notamment les politiques de notre pays.

Allons-y : le fils Sarkozy va prendre la direction de l’EPAD (gestion de l’aménagement de la Défense) à 23ans et non, ce n’est pas à cause de son état civil mais pour son travail passé…
Pas mal, mais bon relativisons Sarkozy nous apprend qu’il était contre le CPE, peut être dira-t-il qu’il était contre la nomination de son fils d’ici à quelques mois. Pas étonnant que Carla continue ses séances de psy pour pouvoir suivre le rythme effréné des changements de son président de mari.

Les familles politiques s’en donnent elles aussi à cœur joie : Rachida Dati ne déclare pas sa société à l’UE et on se rend compte que le conflit d’intérêt est potentiel. Simple oubli selon elle…
Heureusement David Douillet va peut être être élu à Poissy et pourra prendre les dossiers à bras le corps. A quand le G8 avec Schwarzy et Douillet…le sommet des poids lourds. Heureusement que les manifestants lors de ce genre de manifestation sont toujours plus nombreux car bientôt ils ne feront plus le poids…
Attention je n’oublie pas la gauche et notamment le PS qui a fêté le retour des fossiles à défense au conseil national, messieurs Fabius, Delanoë et consort bienvenu, encore.
D’ailleurs, c’est quoi déjà le problème du PS en ce moment, ah oui il faut réformer le parti et créer un nouveau projet social pour les français, ah non ça s’était en 95, ah bah si c’est pareil.

Une nouveauté quand même Martine ne « voit pas de vague verte » aujourd’hui. De deux choses l’une, soit son combat politique consiste à surfer sur les vagues existantes, soit les problématiques environnementales ne sont pas une priorité pour son parti. Je ne sais pas ce que je préfère…

Le seul dont je n’ose parler est Frédérique Mitterrand dont les extraits du livre « La Mauvaise Vie » parus dans Le Monde sont encore plus durs que ce que je m’imaginais. Comment a-t-il pu prendre le risque de s’exposer dans l’affaire Polanski, c’est vraiment bête quand même…. Un peu comme si Total montait au créneau parce qu’un marin a tiré la chasse dans des eaux protégées !

Voila, une journée difficile avec l’actualité française. Le problème c’est qu’ailleurs ce n’est pas beaucoup mieux. A Genève, les partis anti frontaliers enregistrent un bon succès électoral. En Autriche on a inauguré un musée consacré à Jorg Haider, l’ancien dirigeant d’extrême droite. Super. Il ne manque plus qu’une petite peur généralisée pour faire passer la pilule. Ah on me souffle que c’est bon, on a trouvé : la grippe H1N1
Je laisse ce sujet de la grippe à Stéphane Guillon (cf ici) qui le résume bien mieux que je ne le ferai.

Je ne reviens même plus sur les différents conflits Irak, Afghanistan et autres… A croire que finalement on a même plus besoin de Ben Laden pour vivre dans l’horreur avec les mêmes murs qui existaient déjà il y a 50 ans.

Petite lueur d’espoir quand même, les entreprises se motivent pour le développement, lentement mais surement et des petits génies continuent de façonner le monde. Citons par exemple Marc Parent qui a inventé l'Eole Water, une éolienne qui transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable. Son prochain objectif: commercialiser son concept dans les pays en voie de développement. To be continued

NYNARK

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Voir à l'Horizon

Pour la première fois depuis 1970, le seuil aussi tragique qu’historique du milliard d'affamés dans le monde a été franchi. À l'occasion de la semaine de l'alimentation, un rapport conjoint de la FAO et du Programme alimentaire mondial estime en effet qu'une personne sur six souffre désormais de la faim.

Devant ce terrible constat, que faire ? Plus que jamais, nous, socialistes, devons remettre l’universalisme au cœur de notre philosophie. Le combat pour la dignité humaine dépasse nos seules frontières et se situe au niveau de la planète toute entière. Ce n’est « ni une question de générosité, ni de morale », mais une question « d’adresse postale », comme nous l’a appris Gilles Deleuze : « Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est savoir que les problèmes du Tiers Monde sont plus proches de nous que les problèmes de notre quartier ».


Dès lors, quels agencements mondiaux la gauche doit-elle soutenir pour réformer les politiques commerciales et agricoles qui maintiennent actuellement les pays en voie de développement dans la dépendance ? Sur quels leviers appuyer afin de mettre un coup d’arrêt à la volatilité des cours des denrées alimentaires ? Comment investir massivement dans l’agriculture des pays du Sud ?

Plus que jamais, la résolution de ces interrogations centrales passe par un engagement résolu des socialistes dans l’unification politique européenne. Loin des tentations souverainistes, les hommes et femmes de progrès se doivent de penser le monde en projetant leur réflexion au niveau du seul échelon qui vaille désormais : celui du Vieux Continent. C’est que l’exacerbation de la mondialisation nous a conduits à méditer sur la vieille - et bonne - intuition de l’internationalisme prolétarien : puisque les nations font écran à la résolution de la question sociale, la mission historique des socialistes doit être de façonner des solidarités politiques dans un espace plus étendu permettant de faire face au déploiement du capital.
Cette conviction nous invite à militer pour une véritable Europe-puissance, capable de peser dans les négociations sur le commerce mondial et pouvant offrir un contrepoids de taille à la libéralisation des forces économiques et financières. Aussi, face à la crise alimentaire mondiale, les socialistes européens gagneraient à proposer un ambitieux plan de coopération qui viendrait faire échec à la spéculation sur les prix des denrées alimentaires et soutenir le commerce équitable de façon structurelle. En outre, les progressistes européens doivent porter haut l’idée que tout accord commercial conclus par l’Union comporte désormais des clauses en faveur des droits humains, sociaux, environnementaux des habitants des pays partenaires, dont l’application serait vérifiée par ces derniers.
On le voit, les socialistes ont vocation à proposer une politique de développement exigeante et réinventée. Face aux iniquités du monde, Simone de Beauvoir affirmait avec raison que « ce qu’il y a de scandaleux, dans le scandale, c’est qu’on s’y habitue ». Il revient aux socialistes de ne jamais, eux, s’y habituer.

C.B

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