<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195</atom:id><lastBuildDate>Wed, 02 Dec 2009 15:08:47 +0000</lastBuildDate><title>Le blog de P.R.O.G.R.E.S : étudiants de gauche en grande école</title><description>Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS, ça veut dire... Mobiliser les étudiants progressistes des Grandes Ecoles Mutualiser les efforts pour qu’une voix commune et cohérente des sensibilités de gauche ait une véritable place dans ces écoles Apporter aux différentes formations politiques un regard spécifique et non dogmatique Nous invitons tous les étudiants se sentant proche de ce projet à rejoindre le groupe PROGRES!</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>45</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-4708278687872099597</guid><pubDate>Fri, 16 Oct 2009 11:58:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-16T14:02:11.324+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Humeur</category><title>Le monde  est il de plus en plus malade ?</title><description>Au détour de ma revue de presse, j’ai noté un nombre important d’articles intéressants. Poussant un peu plus loin mes lectures je me suis rendu compte que même le figaro s’en mêle vu le spectacle accablant qu’offrent notamment les politiques de notre pays. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Allons-y : le fils Sarkozy  va prendre la direction de l’EPAD (gestion de l’aménagement de la Défense) à 23ans et non, ce n’est pas à cause de son état civil mais pour son travail passé…&lt;br /&gt;Pas mal, mais bon relativisons Sarkozy nous apprend qu’il était contre le CPE, peut être dira-t-il qu’il était contre la nomination de son fils d’ici à quelques mois. Pas étonnant que Carla continue ses séances de psy pour pouvoir suivre le rythme effréné des changements de son président de mari. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les familles politiques s’en donnent elles aussi à cœur joie : Rachida Dati ne déclare pas sa société à l’UE et on se rend compte que le conflit d’intérêt est potentiel. Simple oubli selon elle…&lt;br /&gt;Heureusement David Douillet va peut être être élu à Poissy et pourra prendre les dossiers à bras le corps. A quand le G8 avec Schwarzy et Douillet…le sommet des poids lourds. Heureusement que les manifestants lors de ce genre de manifestation sont toujours plus nombreux car bientôt ils ne feront plus le poids…&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Attention je n’oublie pas la gauche et notamment le PS qui a fêté le retour des fossiles à défense au conseil national, messieurs Fabius, Delanoë et consort bienvenu, encore. &lt;br /&gt;D’ailleurs, c’est quoi déjà le problème du PS en ce moment, ah oui il faut réformer le parti et créer un nouveau projet social pour les français, ah non ça s’était en 95, ah bah si c’est pareil. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Une nouveauté quand même Martine ne « voit pas de vague verte » aujourd’hui. De deux choses l’une, soit son combat politique consiste à surfer sur les vagues existantes, soit les problématiques environnementales ne sont pas une priorité pour son parti. Je ne sais pas ce que je préfère…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le seul dont je n’ose parler est Frédérique Mitterrand dont les extraits du livre « La Mauvaise Vie »  parus dans Le Monde sont encore plus durs que ce que je m’imaginais. Comment a-t-il pu prendre le risque de s’exposer dans l’affaire Polanski, c’est vraiment bête quand même…. Un peu comme si Total montait au créneau parce qu’un marin a tiré la chasse dans des eaux protégées ! &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Voila, une journée difficile avec l’actualité française. Le problème c’est qu’ailleurs ce n’est pas beaucoup mieux. A Genève, les partis anti frontaliers enregistrent un bon succès électoral. En Autriche on a inauguré un musée consacré à Jorg Haider, l’ancien dirigeant d’extrême droite. Super. Il ne manque plus qu’une petite peur généralisée pour faire passer la pilule. Ah on me souffle que c’est bon, on a trouvé : la grippe H1N1&lt;br /&gt;Je laisse ce sujet de la grippe à Stéphane Guillon (cf ici) qui le résume bien mieux que je ne le ferai. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je ne reviens même plus sur les différents conflits Irak, Afghanistan et autres… A croire que finalement on a même plus besoin de Ben Laden pour vivre dans l’horreur avec les mêmes murs qui existaient déjà il y a 50 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petite lueur d’espoir quand même, les entreprises se motivent pour le développement, lentement mais surement et des petits génies continuent de façonner le monde. Citons par exemple Marc Parent qui a inventé l'Eole Water, une éolienne qui transforme l'humidité contenue dans l'air en eau potable. Son prochain objectif: commercialiser son concept dans les pays en voie de développement. To be continued&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NYNARK&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-4708278687872099597?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/10/le-monde-est-il-de-plus-en-plus-malade.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-6423011417700843820</guid><pubDate>Fri, 16 Oct 2009 11:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-16T13:58:46.923+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>International</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Environnement</category><title>Voir à l'Horizon</title><description>Pour la première fois depuis 1970, le seuil aussi tragique qu’historique du milliard d'affamés dans le monde a été franchi. À l'occasion de la semaine de l'alimentation, un rapport conjoint de la FAO et du Programme alimentaire mondial estime en effet qu'une personne sur six souffre désormais de la faim.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Devant ce terrible constat, que faire ?  Plus que jamais, nous, socialistes, devons remettre l’universalisme au cœur de notre philosophie. Le combat pour la dignité humaine dépasse nos seules frontières et se situe au niveau de la planète toute entière. Ce n’est  « ni une question de générosité, ni de morale », mais une question « d’adresse postale », comme nous l’a appris Gilles Deleuze : « Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est savoir que les problèmes du Tiers Monde sont plus proches de nous que les problèmes de notre quartier ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt; Dès lors, quels agencements mondiaux la gauche doit-elle soutenir pour réformer les politiques commerciales et agricoles qui maintiennent actuellement les pays en voie de développement dans la dépendance ? Sur quels leviers appuyer afin de mettre un coup d’arrêt à la volatilité des cours des denrées alimentaires ? Comment investir massivement dans l’agriculture des pays du Sud ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus que jamais, la résolution de ces interrogations centrales passe par un engagement résolu des socialistes dans l’unification politique européenne. Loin des tentations souverainistes, les hommes et femmes de progrès se doivent de penser le monde en projetant leur réflexion au niveau du seul échelon qui vaille désormais : celui du Vieux Continent. C’est que l’exacerbation de la mondialisation nous a conduits à méditer sur la vieille - et bonne - intuition de l’internationalisme prolétarien : puisque les nations font écran à la résolution de la question sociale, la mission historique des socialistes doit être de façonner des solidarités politiques dans un espace plus étendu permettant de faire face au déploiement du capital. &lt;br /&gt;Cette conviction nous invite à militer pour une véritable Europe-puissance, capable de peser dans les négociations sur le commerce mondial et pouvant offrir un contrepoids de taille à la libéralisation des forces économiques et financières. Aussi, face à la crise alimentaire mondiale, les socialistes européens gagneraient à proposer un ambitieux plan de coopération qui viendrait faire échec à la spéculation sur les prix des denrées alimentaires et soutenir le commerce équitable de façon structurelle. En outre, les progressistes européens doivent porter haut l’idée que tout accord commercial conclus par l’Union comporte désormais des clauses en faveur des droits humains, sociaux, environnementaux des habitants des pays partenaires, dont l’application serait vérifiée par ces derniers.&lt;br /&gt;On le voit, les socialistes ont vocation à proposer une politique de développement exigeante et réinventée. Face aux iniquités du monde, Simone de Beauvoir affirmait avec raison que « ce qu’il y a de scandaleux, dans le scandale, c’est qu’on s’y habitue ». Il revient aux socialistes de ne jamais, eux, s’y habituer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.B&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-6423011417700843820?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/10/voir-lhorizon.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-1113442966236888254</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 12:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-23T10:41:01.203+02:00</atom:updated><title>« Engels-Bisounours », ou Les racines morales du socialisme</title><description>Le présent article se veut une réponse critique à un autre article, lu ce soir sur les conseils de Caroline : « Le retour de l'économie-Bisounours », publié sur un blog répondant au nom poétique de Mafeco. L’auteur de l’article en question, et sa complice, n’y verraient probablement, si d’aventure ils s’abaissaient à le lire, qu’un tissu de conneries, et ils auraient peut-être raison : j’avoue être tout sauf expert en « analyse économique », ce qui me disqualifie d’office pour le droit de réponse. Je m’excuse donc par avance de ce crime de lèse-majesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je l’ai bien compris, on peut résumer ainsi la thèse de cet article :&lt;br /&gt;Le débat public aurait aujourd’hui tendance à être exagérément pollué par des considérations d’ordre moral (bien/mal), portant sur les choix des individus (gentils/méchants), ce qui aurait pour conséquence, désirée ou non, d’évincer les vraies questions, qui ne peuvent être, par nature, que des failles dans les dispositifs techniques censés réguler harmonieusement notre fonctionnement collectif – c’est-à-dire le Droit, le Marché et les institutions politiques. L’auteur donne de cette tendance des illustrations diverses, et, il faut en convenir, bien senties. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Son article présente assurément tous les gages objectifs d’un « ancrage à gauche », et je ne peux que souscrire à sa dénonciation de l’hypocrisie manifeste que recouvre ce vernis soi-disant éthique, qui est devenu très récemment le fonds de commerce de la droite comme du Capital. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là où cet article me semble profondément dérangeant, c’est qu’en pointant, légitimement, un excès idéologique d’une certaine droite (l’excès d’explication de tout problème par la responsabilité individuelle, l’excès de recherche de solutions dans l’appel au sentiment moral des « gens »), l’auteur semble irrémédiablement s’engluer dans l’excès inverse. C’est-à-dire dans l’évacuation systématique de toute réflexion sur les choix individuels et moraux, et, partant, dans une espèce d’ultra-structuralisme, ou, si l’on préfère, d’ultra-déterminisme, assez cauchemardesque. Et il est, en cela, parfaitement révélateur d’une certaine tendance de la gauche, ou, plus exactement, d’une tendance d’une certaine gauche : celle qui est la plus influencée par les formalisations de la « science économique » et les spéculations de la sociologie officielle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait au fond ne voir, dans cette manière de concevoir l’action politique comme pure technologie, simple jeu de mécano, où la tâche des dirigeants serait de « faire tourner la machine » économique et sociale, en repérant et remplaçant les « rouages » défaillants ou manquants (ce que les auteurs appellent les « vrais problèmes ») une simple « geek politics », fantasme ultime du matheux chercheur en « sciences économiques ». Mais il me semble que c’est bien plus grave que cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car on voit trop bien quelle « anthropologie » sous-tend cette représentation du monde, et qui est celle que les libéraux originels, comme plus tard les bourdieusiens, empruntent aux « moralistes » du 17ème siècle, tels La Bruyère ou La Rochefoucauld. L’exemple de l’ « environnement » pris par l’auteur est particulièrement significatif. Il dénonce ainsi ironiquement la position des « moralisateurs », selon lesquels, « si quelqu’un doit adopter un comportement vertueux, il faut que ce soit en raison d’un attachement sincère à la protection de l’environnement, non pour de sordides histoires de sous ». Que lit-on ici entre les lignes ? Que « nos vertus ne sont, le plus souvent, que des vices déguisés » (La Rochefoucauld), et que toute politique véritable, et efficace, ne peut que faire appel au vice des sujets, le reste n’étant que « bisous » (La Rochefoucauld avait, il est vrai, un univers culturel moins déterminé par la « culture TF1 »). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or en adoptant cette « anthropologie négative », dont le mépris pour toutes les formes de « bons sentiments », de « moraline » est un des dommages collatéraux les plus immédiats, cette gauche-là prend le risque considérable de se couper de tout ce qui fonde justement son existence en tant que gauche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le socialisme historique prend précisément sa source dans le sentiment moral, et dans l’existence d’une sensibilité singulière : celle pour qui l’exploitation des travailleurs est d’abord un scandale moral, avant d’être un « frein à la croissance », par exemple. Le socialisme d’Engels n’est pas le fruit d’une conviction quant au caractère sous-optimal du capitalisme réellement existant, mais de l’émotion suscitée par l’expérience sensible de la « situation de la classe laborieuse en Angleterre ». Le feu sacré de Jaurès est né dans son combat auprès des mineurs de Carmaux, pas d’une révélation « scientifique » quant au manque de régulation des « marchés » (et, très curieusement, pas au cours de son brillant passage à l’Ecole Normale Supérieure…). Le socialisme de George Orwell s’enracine dans son expérience de la « dèche », et dans sa rencontre avec la common decency des classes populaires, plutôt que du constat statistique de la pauvreté.&lt;br /&gt;Au travers de ces exemples, on comprend qu’un bouleversement sans précédent s’est produit ces dernières décennies dans la pensée « de gauche » : la tâche essentielle de cette dernière consiste désormais, sous couvert de « pragmatisme », à optimiser le capitalisme. L’éternel débat entre utopie et pragmatisme, et sur les modalités d’action d’une utopie dans le monde réel, a été écarté – ce dont témoigne, par exemple, la disparition des notions d’aliénation et d’exploitation, pourtant centrales il y a quelques décennies. Droite et gauche ne constituent plus qu’un clivage interne à l’utilitarisme politique, dont les débats ne portent que sur la façon optimale de gérer techniquement le capitalisme : la dépense publique favorise-t-elle la croissance ? Faut-il une politique économique européenne ? Faut-il avoir recours à la réglementation ou aux incitations (morales et/ou pécuniaires) pour régler le problème environnemental ? Et mille autres questions techniques, qui évincent systématiquement toute considération morale, puisqu’il s’agit toujours d’agir sur le système sans jamais en modifier les ressorts, ou, plus précisément, l’imaginaire – à savoir l’égoïsme –théorique– des individus. &lt;br /&gt;Pour autant, il ne s’agit pas de s’en remettre exclusivement à la morale : nous savons bien qu’aucune incantation ne fera changer le comportement de ceux qui sont dévorés par la volonté de puissance. Ce qui distingue les socialistes des économistes (pour reprendre une distinction jadis chère au médiocre Frédéric Bastiat), c’est précisément l’idée qu’une situation optimale d’un point de vue économique n’est pas nécessairement souhaitable : la croissance économique, si elle se fait aux dépens des conditions d’une vie authentiquement humaine, est condamnable moralement – sur la base non pas d’une idéologie, mais des valeurs humaines de base que Marcel Mauss a mis en évidence dans son Essai sur le don, et que George Orwell a appelé, par ailleurs, « décence commune ». L’emprise de ce que Jacques Ellul dénommait le « système technicien », pour « optimale » qu’elle soit, peut être dénoncée pour les mêmes raisons.&lt;br /&gt;Le discours technique et la discussion des « vrais problèmes » ne peuvent, par définition, contribuer au Bien  – tout comme le discours scientifique est incapable, au-delà de la question du comment, de s’interroger sur le pourquoi. Que les économistes le veuillent ou non, la morale les écrase de son importance – sauf à considérer, en bon libéral de droite, et en suivant Friedrich Hayek, que tout ce qui ne relève pas précisément de questions techniques et d’un traitement amoral nous fait faire un premier pas sur la « route de la servitude ». Ou, en bon libéral de gauche, d’être persuadé, avec l’impayable Alain Badiou, professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure, que toute critique morale du capitalisme est nécessairement une « vieillerie d’extrême droite »…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;FG &amp; YA&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-1113442966236888254?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/09/engels-bisounours-ou-les-racines.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-2635142880287275581</guid><pubDate>Tue, 22 Sep 2009 12:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-22T14:43:57.997+02:00</atom:updated><title>Le sarkozysme n'est (décidément) pas un humanisme.</title><description>Petite devinette du jour:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel est ce Monsieur X qui a déclaré, un jour, dans un marché:&lt;br /&gt;X: "Mais ici, vous n'êtes pas trop envahis?"&lt;br /&gt;L'autre: "Quand même, euh…Un peu de Turcs!"&lt;br /&gt;X: "Oh la vache!!!"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. X est-il M. Hortefeux? Non, puisqu'on sait maintenant qu'un peu de Turcs, ça va; c'est quand il y en a trop que ça fait des dégâts. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, un indice: Monsieur X, c'est quelqu'un qui est inspiré pas seulement lorsqu'il fait son marché. Il l'est aussi lorsqu'il est interviewé sur TF1: "L'islam est le terreau de l'islamisme et l'islamisme le terreau du terrorisme. L'islam n'est pas compatible avec la République". Ou encore en meeting: "Je m'élève contre le multiculturalisme, qui sape les fondements de l'ordre social". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous l'avez bien sûr deviné: Monsieur X n'est autre que le Vicomte Le Jolis de Villiers de Saintignon, de son petit nom Philippe de Villiers. Monsieur le Vicomte a rejoint le 2 septembre dernier le comité de liaison de la majorité présidentielle. Son arrivée, plutôt que de susciter l'indignation dans les rangs de la majorité - il n'y a guère que Sœur Boutin pour s'en émouvoir…-,  est accueillie avec enthousiasme jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, puisque le Premier ministre lui-même a affirmé que le chef de file du Mouvement pour la France était "le bienvenu" parmi  la majorité, laquelle "a vocation à accueillir tous les républicains". &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. X, républicain? Dans le dictionnaire sarkozyste, peut-être. Mais certainement pas dans le nôtre. Alors oui, la gauche perd peut-être les élections, mais elle n'a elle pas encore perdu son âme!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                  Clara Bamberger&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-2635142880287275581?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/09/le-sarkozysme-nest-decidement-pas-un.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-8846791115098921945</guid><pubDate>Thu, 30 Jul 2009 13:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-07-30T15:53:58.725+02:00</atom:updated><title>"Je t'aime, moi non plus", ou une brève histoire de la gauche et de la mondialisation.</title><description>La gauche et la mondialisation, c'est un peu comme Laurel et Hardy: un véritable couple infernal. Tantôt présentée comme un phénomène diabolique, tantôt applaudie comme la promesse d'un village global, la gauche ne sait pas toujours sur quel pied danser quand il s'agit d'évoquer la mondialisation.&lt;br /&gt;Le grand paradoxe réside dans ce qu'une force politique comme le parti socialiste, porté jusqu'aux années Mitterrand par une certaine téléologie optimiste de l'Histoire - "changer la vie" ou la marche vers un monde meilleur-, est progressivement parvenu à être perçu dans l'opinion comme une formation d'accompagnement de la désespérance. &lt;br /&gt;Comment en est-on arrivé là? Pourquoi ce pessimisme social est-il peu à peu devenu le socle idéologique structurant de la gauche de gouvernement? Comment celle-ci est-elle arrivée à incarner pour certains la résistance au changement alors que l'ambition réformiste figure au cœur  de son pacte originel? &lt;br /&gt;Le souci réside dans ce que le positionnement idéologique de la gauche de gouvernement s'est, au fil du temps, de plus en plus articulé autour d'une conception purement réparatrice de l'ordre social, à travers un mot d'ordre: constituer "l'anti-droite", c'est-à-dire incarner la force politique qui protège face aux délabrements causés par l'adversaire au pouvoir. C'est cette même vision défensive qui a mené la gauche à entretenir vis-à-vis de la mondialisation un rapport ambigu, sinon totalement méfiant.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;En privilégiant ainsi la pensée réparatrice à la pensée créatrice, c'est sur le terrain des luttes et de la protestation que la gauche s'est avant tout concentrée. Ce faisant, il semble bien que son "logiciel intellectuel", du fait de son absence de renouvellement, ait fini par devenir daté. En effet, si la critique de l'ordre social est inhérente à la gauche, l'impasse entretenue par cette dernière est qu'elle se réfère encore trop souvent à un cadre dépassé. Le P.S, même à travers ses éléments les plus réformistes, a parfois trop tendance à analyser la société sans suffisamment prendre en considération les importantes évolutions culturelles d'individualisation des préférences et des choix.&lt;br /&gt; C'est cette incapacité à soulever le caractère changeant des structures sociales qui a conduit les socialistes à négliger l'hétérogénéité croissante de la population et à lui imposer subséquemment des mesures qui ont parfois été perçues comme inefficaces parce que trop rigides, à l'image des trente-cinq heures. Aussi l'échec de la gauche aux dernières élections présidentielles (et avant-dernières, et avant-avant dernières…) est-il avant tout le fruit de sa paresse intellectuelle, qui l'a mené vers le déni de la différenciation et pas assez vers une approche repensée de concepts aussi fondamentaux que celui du mérite, du marché et de la mondialisation. &lt;br /&gt;En effet, s'il n'est pas question de renoncer à la vocation redistributrice des progressistes, les femmes et les hommes de gauche se doivent de dépasser leur "surmoi marxiste", lequel les invite à développer, dans un même réflexe pavlovien, une vision punitive de la réussite. Similairement, une gauche moderne gagnerait à mettre davantage en avant les bienfaits du marché comme de la mondialisation: oui, le premier peut constituer un instrument puissant au service de la lutte contre les inégalités; oui, la seconde peut être une source formidable de progrès, en faisant sortir du dénuement quelques milliards d'individus. Le tout est d'imaginer un cadre pour exploiter les potentialités, corriger les excès, surmonter les défis et anticiper les dangers d'un monde global. &lt;br /&gt;Ainsi la gauche commettrait-elle une faute historique à se ranger du côté des ennemis de la mondialisation. Elle doit au contraire agir pour la rendre heureuse. Pour faire vivre cette utopie, il devient urgent que les progressistes refondent leur matrice idéologique en profondeur, explorent l'infini du champ des réformes possibles et imaginent les outils politiques de demain. Bref, qu'ils se mettent au travail. La gauche et le travail? Un autre couple infernal. Parlons-en au prochain numéro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clara Bamberger&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-8846791115098921945?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/07/je-taime-moi-non-plus-ou-une-breve.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-7308648769640548648</guid><pubDate>Mon, 08 Jun 2009 12:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-06-08T14:17:48.227+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Europe</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Humeur</category><title>Eurovision</title><description>Juste un petit compte rendu du début de soirée électorale sur france 2 hier, pour ceux qui l'auraient raté:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A gauche, les mines sont déconfites. Vincent Peillon, Jean-Luc Melenchon, Pierre &lt;br /&gt;Moscovici se tiennent l'un à côté de l'autre. Et au milieu de ce banc de décus, Cohn Bendit rayonne. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Face à eux, la droite a revêtu son habit de vainqueur. Ils se tiennent plus droit, dans le calme, font des plans en trois parties, et affichent un sourire insupportable de fausse modestie en répétant en boucle qu'il n'y a pas de place pour le triomphalisme dans leurs rangs. Mais ils se font toute la soirée la voix des francais, "qui ont compris QUI parlait vraiment d'Europe dans ce pays". "C'est historique, depuis 79, jamais un parti de gouvernement n'était arrivé en tête des élections européennes. C'est une grande victoire pour Nicolas Sarkozy". Toujours lui. Ca, à droite, on peut pas leur reprocher leurs discordes. Tous rangés derrière leur chef, que ce nom là à la bouche, comme si il avait été tête de liste dans toute la France... Ca m'a vraiment fait penser au lipdub de l'UMP (en bas de la page), se déroulant dans un monde merveilleux où tout le monde pense, chante, et parle comme Xavier Bertrand.&lt;br /&gt;Bref, sérénité et balai dans le cul du côté de la droite, qui se garde bien d'intervenir quand en face, la gauche "se donne en spectacle".&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Parce que malheureusement, c'est bien ce qu'il se passe à droite de David Pujadas. Cohn Bendit tend la main à tous les opposants à Sarkozy, appelle à un rassemblement de la gauche, de l'extreme gauche, du modem, au moins pour voter contre Barroso. Il peut se le permettre, d'assumer ce rôle de coordinateur, de distributeur des bons et des mauvais points, et de tendre de manière magnanime la main à ceux que la défaite a rendu autistes. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Melenchon refuse la main tendue, et le PS s'autoflagelle. On en attendait pas moins d'eux mais ils tendent le bâton pour se faire battre. On réentend la vieille rengaine de 2002 et de 2007, du Congres de Reims. "Le PS doi- se réformer, tout changer, élaborer un programme. Aux européennes, les francais ont bien compris qu'on avait un programme vaseux, et on paie nos affrontements internes". Tous acquiescent. C'est désolant. On sent le PS perdu, même eux ils n'ont plus d'espoir. Ils parlent de reconstruction sans enthousiasme, et ne savent plus où donner de la tête. Ils n'ont même plus la force de nier.&lt;br /&gt;Et le plus surprenant: le banc de gauche ne voit même plus la droite en face, ils négocient entre eux. Ils donnent le sentiment de ne pas s'être parlé depuis des lustres. Moscovici pose des questions à Mélenchon, Peillon baisse la tête, Cohn Bendit les implore de se mettre d'accord, le PS fait des pieds de nez à Mélenchon, en disant que jusqu'à preuve du contraire, ils réalisent encore un meilleur score, donc qu'ils n'ont pas de lecons a recevoir.&lt;br /&gt;Ils sont pathétiques...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Modem tape sur Bayrou à boulets rouges, Corinne Lepage n'exclue pas de rejoindre les rangs des écolos, Le Pen s'insurge, notamment contre la diffusion de "Home" 2 jours avant les élections, ce qui aurait favorisé les écolos; Cohn Bendit est incontestablement le très grand vainqueur de la soirée...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Et puis l'abstention... evidemment, elle n'est pas en faveur de la  gauche. L'électorat populaire s'est massivement abstenu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Bref, à mon goût, les enseignements de la soirée:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Bayrou est mort&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Le PS n'a plus d'autre choix que de tenter de rassembler autour de lui, et de trouver un vrai leader charismatique (mais qui???). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Le vote vert, qualifié à juste titre à mon avis par Marielle de Sarnez de "vote apolitique",  révèle une prise de conscience enorme de l'enjeu ecologique. Mais Cohn Bendit, qui a fait campagne sur son nom et son statut de figure européenne a clairement choisi la bonne stratégie. En l'absence de vraie campagne,  je crois vraiment que les idées n'ont que très peu pesé dans cette élection...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;- Putain...&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-7308648769640548648?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/06/eurovision.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-1940317820046980057</guid><pubDate>Tue, 19 May 2009 14:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-20T16:39:37.080+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>International</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Europe</category><title>A quoi sert L'Union pour la Méditerrannée?</title><description>À quoi sert l'Union pour la Méditerranée? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Nicolas Sarkozy voulait faire de l'UPM le grand projet de la présidence française de l'Union européenne. Mais il s'est avéré que la France ne pouvait imposer cette ambition à ses partenaires européens. Aujourd'hui, l'UPM n'est plus qu'un processus de Barcelone bis, autant dire, une coquille vide.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Pourquoi un projet de partenariat entre les pays méditerranéens peut-il sembler souhaitable?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      &lt;br /&gt;Sur le plan politique, il était nécessaire de contribuer à un apaisement des relations entre certains pays de la rive Sud. Les tensions entre le Maroc et l'Algérie à propos du Sahara Occidental, entre le Liban et la Syrie et enfin le conflit israélo-palestinien étaient et restent autant d'obstacles à la discussion entre l'Union européenne et ses interlocuteurs du Sud. Face à ces litiges, l'Union européenne n'a jamais tenu de discours cohérent : Les positions diplomatiques des membres de l'UE sont systématiquement le fait de stratégies nationales, notamment par rapport aux conflits du Proche-Orient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Au niveau économique, l'espace méditerranéen présente des écarts de développements susceptibles de menacer l'équilibre de la région. La Méditerranée est la zone du monde où l'écart économique entre les deux rives est le plus important. En termes de PIB, la différence est de 1 à 10, avec 30 000 dollars par habitant en moyenne pour la rive Nord et seulement 3 000 pour la rive Sud. De plus, les investissements directs à l'étranger de l'UE vers ses voisins méditerranéens accusent un net retard. Alors que le Japon investit à hauteur de 25% dans son propre Sud (Chine, Thaïlande, Indonésie, Malaisie) et que les États-Unis consacrent 20% de leurs investissements le Mexique et l'Amérique du Sud, l'UE investit moins de 2% dans la rive sud de la Méditerranée. Ces grandes disparités au sein de l'espace méditerranéen a ainsi mené les défenseurs de ce projet à envisager un partenariat régional.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Pourquoi l'UPM était un projet mort-né?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Tout d'abord, l'UPM était surtout le projet de Nicolas Sarkozy, ou plutôt de son conseiller Henri Guaino, et non celui de tous les membres de l'UE. Dans ces conditions, comment l'UPM pouvait-elle prendre racine? Les pays non-méditerranéens, d'emblée exclus de cette nouvelle structure, ne pouvaient accepter le mur que construisait le président français entre les pays méditerranéens et eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Mais l'avortement du projet de l'UPM vient également du manque de lucidité du président français. En effet, comment pouvait-il imaginer que l'ensemble des pays arabes de la rive Sud accepteraient de siéger dans une assemblée aux côtés d'Israël, alors que la grande majorité d'entre eux n'ont aucune relation diplomatique avec l'État hébreu? La société civile de ces pays aurait pu constituer une menace pour les pouvoirs en place s'il y avait eu le moindre signe de détente vis-à-vis d'Israël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Comment pouvait-il imaginer qu'une quelconque crédibilité serait accordée à ce partenariat alors que les gouvernements en place dans les pays de la rive Sud, à l'exception de la Turquie et d'Israël, ne sont pas issus d'un processus démocratique? Ainsi, l'aide éventuelle que l'UE aurait  attribué à ces États autoritaires aurait posé un grave problème de gouvernance (mauvaise redistribution des richesses, corruption, absence d'État de droit, etc). Il est fort probable que les peuples arabes de la Méditerranée n'auraient jamais bénéficié véritablement de ces subventions, lesquelles, en général, profitent davantage aux classes dirigeantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Le lancement de l'UPM à Tanger le 23 novembre 2007 fut donc logiquement suivi d'une série de critiques, venant soit des pays européens qui n'y étaient pas inclus (l'Allemagne en tête), soit de la société civile des pays de la rive Sud, qui n'est pas dupe du fait que seuls les intérêts de la rive Nord étaient en jeu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Quelle leçon en tirer pour la gauche européenne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      Les écarts de développement entre les deux rives de la Méditerranée ont fait l'objet de nombreux forums internationaux, le dernier en date étant le processus de Barcelone lancé en 1995. Cependant, aucun de ces grands projets n'a suscité l'adhésion totale des nations du Sud, en raison  d'une absence à la fois de représentativité des gouvernements de ces États et de crédibilité des différents programmes établis en grande partie par l'UE. Arrêtons de considérer ces pays comme d'anciennes colonies dont on pourrait dicter encore la politique. La coopération euro-méditerranéenne ne doit pas se transformer en une table ronde où les États du Sud ne trouveraient pas de contreparties aux avantages qu'ils offriraient au Nord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      La gauche européenne doit pouvoir porter un projet de développement méditerranéen qui ne se traduise pas par les mêmes erreurs que Nicolas Sarkozy. Il faut à la fois prendre en compte la complexité des rapports qui lient certains États entre eux, et surtout garder la lucidité qui a manqué aux initiateurs de l'UPM.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;      En d'autres termes, proposons un réel projet de coopération où les peuples des deux rives bénéficieront des accords signés. Il s'agit là de ne pas tomber dans le piège qui consiste à vouloir absolument une paix régionale au plus vite. L'hyperactivité du président français a très rapidement montré ses limites, et tout le monde a compris aujourd'hui que l'UPM ne sert qu'à certains.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Fabry&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-1940317820046980057?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/05/quoi-sert-lunion-pour-la-mediterranee.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-9032838012844576433</guid><pubDate>Mon, 18 May 2009 09:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-18T11:28:34.111+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Europe</category><title>Chère vieille Europe, cher vieux continent</title><description>Ecrire sur l’Europe avant les élections. Un vaste chantier. Crise du BTP.  N’est-ce pas toujours les mêmes histoires qu’on raconte à son propos, les mêmes rengaines surannées ? Un conte d’enfant. Il était une fois. &lt;br /&gt;L’Europe. La première chose qui me vient en tête, c’est Brigitte Fontaine, son crâne rasé et sa voix d’outre-tombe, mi-nympho, mi-gothique, fêlée comme Ferré : « nous travaillons actuellement pour l’Europe / voire pour le Monde ». &lt;br /&gt;Qui travaille pour qui, au juste ? Quelle est la meilleure manière aujourd’hui de « travailler » pour l’Europe ? Travailler, c’est-à-dire œuvrer à rendre l’Europe nécessaire, légitime, juste, indépassable, affectueuse, proche des citoyens, intelligible et intelligente. Tout un programme (électoral). Tout ce qu’elle n’est pas en ce moment. Ce qu’expriment parfaitement les sanglots longs qui suivent dans cette chanson en prose forcée ; les sangliers sont lâchés / la marmite de l’ermite est rempli de rubis, / et la bite à la main arrosait de son sperme les sexes autochtones, etc. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, l’Europe, telle une tomate d’avril élevée sous serre, n’a ni saveur, ni texture, pour la plupart des Européens, quand bien même seraient-ils convaincus. Bureaucratie bruxelloise lyophilisée, aspartame de démocratie semi-direct, elle n’évoque rien, ne symbolise rien. Ne cristallise rien. Pas même sur son nom, des protestations, ou des vagues indignées, comme jadis. C’est le plus grave. Elle est devenue un rêve marmoréen. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelques années, notamment au moment du référendum sur la constitution européenne en France, l’Europe était encore capable de déchaîner les foules et de débrider les passions, comme Indochine. Elle savait à l’époque avoir bon dos, et qu’on lui casse du sucre dessus ; certains, sous couvert de la directive Bolkestein, mettait à son passif la dérégulation du marché, les délocalisations, voire même la crise alimentaire africaine qui aurait été permise par les aides de la PAC. Ils n’avaient pas tous tort. En somme, l’Europe était encore un repoussoir, un alibi politique éventuellement, un épouvantail pour Besancenot et les crypto-trotskistes qu’on pouvait trouver jusque dans les rangs du PS. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, elle n’est même plus capable de ça. De faire s’envoler les pigeons d’extrême gauche. Même plus capable de faire parler d’elle. Or c’est bien le pire qui puisse lui arriver ; subir l’indifférence. Générale. &lt;br /&gt;Comme une vieille dame déchue sombrant dans l’anonymat, de retour en coulisse, l’Europe ne fait plus se lever les foules et ne retient plus la lumière. Elle n’existe plus face aux nouvelles stars que sont Obama, Sarkozy, ou le FMI. Comme si on demandait à France Gall de lutter contre Camelia Jordana. &lt;br /&gt;La dernière fois que j’ai entendu parler de Bruxelles, c’est lorsque la commission /le Parlement/ le conseil européen (on ne sait jamais) a validé le principe consistant à fabriquer du rosé en mélangeant du vin blanc et du vin rouge. Et bien une info comme celle-ci, il y a quelques années, serait passée en boucle pendant des semaines, et serait devenu une rengaine villiériste, ce qui s’était passé à peu près avec l’évolution de la réglementation sur les taux de cacao dans le chocolat. Là, à part un entrefilet dans le Monde, j’ai presque rien lu. &lt;br /&gt;L’avant-dernière fois, c’est lorsque ont été rendus publics les montants des aides européennes qu’avaient touchés les agriculteurs français. Certains céréaliers de la Beauce dans le top ten affichaient des primes de plus d’un million d’Euros. Suite à la parution des chiffres sur Internet, certains se sont faits caillaisser leurs tracteurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;J’ai une infinie tendresse pour l’Europe – pas pour ceux qui la font vivre, mais pour l’idée, pour l’Europe de Schumann, pour l’union des nations. Je vois l’Europe un peu comme Barbara, la grande dame brune. Mais qui finissante, chante seul dans son coin, de sa voix désaccordée, dans son pavillon de Précy-Jardin. &lt;br /&gt;On a le sentiment que l’Europe s’est résignée pour toujours à souffrir d’une image de marque écornée. D’un déficit de popularité qu’elle traînerait comme une bronchite chronique. Or il n’y a pas de fatalité. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quand on entend monter des tribunes les adresses d’amour que lui envoient les responsables des grands partis, notamment Xavier Bertrand, (et aussi un tout petit peu Martine Aubry, si on me le permet), on a l’impression que c’est du vent. Ou qu’ils n’aiment l’Europe, ces prudes, que pour son impuissance. Parce qu’elle ne fait pas d’ombre à leurs petites destinées personnelles et nationales. &lt;br /&gt;Il n’y a que Dany Conh-Bendit à mon sens qui soit crédibles dans le rôle de plaideur ; parce qu’il est franco-allemand et vert et libertaire, et parce qu’il a jamais tergiversé. Même François Bayrou, pourtant un fidèle, use aujourd’hui de l’Europe comme d’un accessit à ses autres ambitions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour voir où sont les solutions, il faut revenir à l’histoire. Ça a déjà été fait souvent et par d’autres et mieux que moi, mais allons-y. &lt;br /&gt;L’Europe (c’est-à-dire la Communauté Economique Européenne puis l’Union Européenne) à sa création était une idée neuve. Jamais des pays souverains ne s’étaient réunis ainsi pour partager des compétences. Donc tout était à inventer : les règles, les modes de fonctionnement, les principes de consensus, les domaines d’attribution, etc. &lt;br /&gt;Ça a été le grand chantier à partir de 1957 ; rendre cette idée européenne crédible et pérenne, rendre les institutions européennes vivables et efficaces. &lt;br /&gt;Dans les années soixante, la grande ambition a été la mise en place des politiques communes, en premier lieu la PAC. &lt;br /&gt;L’élargissement a démarré au début des années 70. Il a fallu intégrer le Royaume-Uni, l’Irlande, le Danemark, la Grèce, les sœurs ibères, etc. &lt;br /&gt;Dans les années 80, l’Europe carburait à la libre circulation des personnes : Schengen 86. &lt;br /&gt;A partir du début des années 90, il a fallu créer le Système Monétaire Européen, qui a abouti à la naissance de la monnaie unique. &lt;br /&gt;Enfin, début des années 2000, deuxième vague d’élargissement vers l’Europe orientale. &lt;br /&gt;Aujourd’hui ? Que dalle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, Delors, empruntant le bon mot à un autre, a tout bon lorsqu’il dit: « L’Europe, c’est comme un vélo ; si on arrête de pédaler, elle tombe ». &lt;br /&gt;Depuis 2005, on a même davantage l’impression qu’elle est en rétropédalage…Sarkozy a beau être un fana de la petite reine, notre président absolu n’a pas été capable, au cours de la présidence française, de prendre tout le monde sur son porte-bagages. &lt;br /&gt;Or tout le monde dit, cela parait définitivement gravé dans le marbre élyséen, que la présidence française de l’Union européenne a été un franc succès. Je veux bien croire que c’est vrai, mais pourquoi ? Qu’est-ce qui a changé ? En quoi l’Europe est-elle plus avancée aujourd’hui qu’elle ne l’était il y a deux ans ? &lt;br /&gt;Au moment de la guerre en Irak, il y avait encore des voix pour s’étonner sur la scène européenne que les pays membres ne soient pas capables de s’exprimer de concert. Il y avait encore des gens pour croire que l’Europe avait un mot à dire dans une dimension collective. &lt;br /&gt;A l’occasion du déclenchement de la dernière crise financière, puis économique, puis immobilière, puis sociale, il n’y eut personne (ou presque) pour relever que chaque pays était en train de coudre son petit plan de relance dans son coin, comme un tricot au coin de la cheminée, comme un gosse boudeur qui joue à la dînette loin de ses amis d’anniversaire. Personne (ou presque) pour avancer l’idée que si les efforts avaient été mutualisés, ils auraient pu avoir davantage d’impact. &lt;br /&gt;Les gens n’y croient plus. Les gens sont blasés. Déconfits. L’Europe, qui semble ne plus rimer à rien, sinon à légiférer sur les taux de TVA dans la restauration, a perdu toute sa grandeur d’âme, tout son supplément d’âme, toute sa poésie rimée, ce qui faisait un temps ancien que, plutôt que d’être l’addition stérile de volontés nationales, l’Europe en était l’alchimie réussie, celle qui transformait le plomb en or. Ou l’eau en bière blonde et belge. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut donc relancer l’Europe. Qui ne peut pas être un seul organe gestionnaire. Une réunion de conseil d’administration. &lt;br /&gt;Pour cela, il faut inventer ses nouveaux défis, faire en sorte qu’ils soient excitants. &lt;br /&gt;Il faut à l’Europe un horizon et des points de mire, ce qu’elle n’a pour l’instant. &lt;br /&gt;Quels pourraient-ils être ? &lt;br /&gt;C’est là que ma tâche pourrait s’arrêter, car je ne n’en sais rien, au fond. Mais essayons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut des institutions représentatives. En finir avec cette commission peuplée de hérauts libéraux comme une université d’été madeliniste, et qui n’a de sens. &lt;br /&gt;L’idée d’une constitution européenne était la bonne. Elle a avorté, et on a trouvé un compromis a minima avec le traité de Lisbonne, si j’ai bien compris. Ce n’est pas suffisant. Il faut une constitution, pour la force du symbole. Donc il faut tout recommencer depuis le début. Mettre en place une nouvelle « assemblée constitutive ». Définir à l’avance les modes de ratification. Organiser ces procédures simultanément dans toute l’Europe. En finir avec la règle paralysante de l’unanimité. Trouver les moyens d’avancer, les marges de manœuvre. Que ceux qui n’en veulent pas, les Polonais par exemple, parce qu’elle ne mentionnerait pas explicitement les racines chrétiennes de l’Europe, (ou les Français, parce qu’elle acterait le principe de l’économie de marché…), se cassent ! &lt;br /&gt;Il faut aussi que les élections européennes soient véritablement l’occasion pour l’Europe de se choisir une orientation. Dès lors, il me semble que le mode de scrutin tel qu’il existe aujourd’hui est imparfait. Se déroulant à l’échelon de chaque région, et de fait de chaque pays, les enjeux européens sont évacués par ce qu’on appelle des « luttes politiciennes » ; Vincent Peillon parachuté dans le Sud-Est à qui Christian Estrosi offre le guide du routard, ou Rachida Dati jouant à « qui perd perd » avec les jeunes populaires, voilà quels ont été pour l’instant les points d’orgue de la campagne, en tout cas les faits les plus relayés médiatiquement. La seule manière de « politiser » ce scrutin, de le « cliver », c’est de voter pour des listes uniques dans toute l’Europe, des listes de 788 candidats, le nombre de députés, à la proportionnelle intégrale. &lt;br /&gt;On dira que cette manière de voter ne respecte pas la règle de l’égalité de représentation de chaque citoyen, qui voudrait par exemple qu’il y ait systématiquement un député pour 3 000 000 d’électeurs concentrés sur un même périmètre. Ce qui est absurde, puisque nous sommes tous européens. La grande question étant alors ; sur quelle liste serait candidat Francis Lalanne ? L’Europe a besoin de ses ménestrels. &lt;br /&gt;Ensuite, il faut un projet collectif. &lt;br /&gt;Par exemple l’unification des représentations extérieures. Que chaque citoyen européen ait un passeport exclusivement européen, que les ambassades de France, d’Allemagne, d’Italie disparaissent au profit d’ambassades européennes. Que ce soit par exemple l’ambassadeur européen de nationalité bulgare à Washington qui aille défendre les couleurs du roquefort devant les consommateurs américains. Voilà un geste symbolique. &lt;br /&gt;Corollaire de cette disposition, l’unification des politiques d’immigration. La présidence française a réussi à faire adopter un « pacte européen de l’immigration » qui reste pour l’instant vide d’effets, par manque de volonté politique. &lt;br /&gt;Le Monde consacrait une colonne ce jour où j’écris ce billet aux nouveaux accords unissant l’Italie avec son ancienne colonie, la Libye, portant sur l’intensification de la lutte contre l’immigration clandestine. &lt;br /&gt;En échange de promesses d’investissements italiens en Libye, le pays de Kadhafi accepte désormais de récupérer ses ressortissants interceptés, ayant fui le pays pour gagner le continent européen, en dépit des règles en vigueur sur le droit d’asile qui devraient leur valoir titre de séjour. &lt;br /&gt;L’Espagne et l’Italie sont il est vrai aux premières loges sur ces questions d’immigration, et la réponse qu’ils y apportent ne peut pas être laissée à la discrétion d’un type comme Berlusconi entouré de ses vélines. L’existence de l’OFPRA, Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides, n’a il me paraît plus de raisons d’être dans l’Union européenne, l’OEPRA en aurait, avec un peu d’imagination, on pourrait même transformer l’acronyme en OPERA, Office de Protection Européen des Réfugiés Politiques et des Apatrides, ce qui aurait quand même de la gueule.  &lt;br /&gt;L’unification de ces différentes instances et représentations générerait des économies importantes qui pourraient être utilisées ailleurs. &lt;br /&gt;Par exemple dans l’environnement, ou la politique énergétique. Que tous les pays s’assignent les mêmes objectifs en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Que l’Europe mette le paquet là-dessus. Que soit créée une agence européenne de l’Energie.&lt;br /&gt;Il faudrait aussi organiser l’Eurovision chaque samedi soir, et apprendre aux enfants européens dans les écoles à jouer l’Ode à la joie à la flûte à bec. J’ai pas de meilleures idées !...Mais je compte sur vous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adrien Absolu&lt;br /&gt;PROGRES&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-9032838012844576433?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/05/chere-vieille-europe-cher-vieux.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-69990166810272712</guid><pubDate>Tue, 21 Apr 2009 09:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-21T11:19:13.312+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><title>L’intellectuel et le militant</title><description>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Le Parti Socialiste a du mal à relever son image au niveau national.&lt;/span&gt; Après le choc du 21 avril 2002, après l’échec de Ségolène Royal en 2007, après le congrès indigne de Reims de novembre 2008, difficile pour le Parti Socialiste d’avoir une image positive auprès des Français. Pourtant au niveau local, le Parti Socialiste n’a jamais eu autant d’élus. Jamais autant de municipalités, de conseils généraux et encore plus de conseils régionaux n’ont été à gauche. Comment expliquer cette différence absurde entre un Parti Socialiste largement désavoué au niveau national, mais préféré des Français au niveau local ? Je ne pense pas que, même si c’est une des raisons, ce ne soit expliquable seulement par des mouvements de contestation et de mauvaise humeur vis-à-vis des gouvernements nationaux de droite. Ce serait prendre le Français pour plus bête que ce qu’il n’est. Il le sait bien, la seule façon efficace de changer de politique nationale, c’est de voter pour l’opposition lors des élections nationales. Et si les Français appréciaient la gestion locale des élus de gauche ? Je pense plutôt que &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;la différence vient de deux niveaux de compétences de notre parti, entre l’intellectuel et le militant&lt;/span&gt;. L’intellectuel représente le Parti Socialiste au niveau national, le militant au niveau local.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;L’intellectuel ou le technocrate, archi-diplômé, souvent sorti de l’ENA (même si cela est en train de changer) est censé donner la ligne idéologique de notre parti, il est censé imaginer et réfléchir à un modèle de société conforme aux idéaux de gauche et en cohérence avec la situation actuelle du pays. Le militant est son relais sur le terrain. Il tracte et colle, diffuse ces idées, et prend des responsabilités au niveau local. Ainsi, sans porter aucun jugement de valeur, et pour prendre appui sur l’image simple de l’armée, on peut comparer les intellectuels aux généraux, les militants, aux soldats. Lors d’une bataille (et la politique en est une !), les généraux définissent une stratégie, en analysant les forces et les faiblesses du camp adverse et de leur propre camp. Ils analysent aussi le terrain, imaginent des embuscades. Ils doivent motiver et convaincre le soldat que leur stratégie est la bonne. Ils doivent l’expliquer et se faire comprendre afin que le soldat ne se perde pas et ne mette pas en péril la stratégie finement pensée des généraux. C’est ensuite au soldat de faire la différence sur le terrain, mais si la stratégie se révèle médiocre, malgré son courage, il ne pourra pas faire grand chose. Souvent le terrain est miné d’embûches, qui n’ont pas été pensées par les généraux dans l’élaboration de leur stratégie, c’est ce qu’on appelle “la réalité du terrain”. Le soldat doit ainsi adapter la stratégie à la réalité. Remplaçons les généraux par les intellectuels, les soldats par les militants et le terrain par le peuple et vous voilà dans un parti politique.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les généraux du parti socialiste sont à court d’idées et de stratégie.&lt;/span&gt; Ils ont perdu la bataille idéologique face à la droite. Une droite qui a réussi à convaincre sur des crédos tel que “travailler plus pour gagner plus” ou encore “nul en France ne se verra taxer plus de 50% de ses revenus par le fisc”. Les 35h et la redistribution par la fiscalité, principaux faits d’arme de la dernière victoire nationale des socialistes, ne sont même plus défendus par nos généraux. Qui nous donne une direction, une ligne, une stratégie ? Aujourd’hui, les intellectuels de notre parti sont déroutés. Vaincus, ils ne savent plus quoi faire et laissent progresser les idées de l’adversaire, parfois même en les acceptant à moitié. De plus, impossible pour eux de se mettre d’accord sur une stratégie commune, impossible de se mettre d’accord sur qui devrait être le général en chef. Le militant, en face, continue à se battre, mais il est perdu. Sans commandement, heureusement il a pris son autonomie et se concentre sur ce qu’il sait bien faire : le local, le terrain, et ça marche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Il faut voir la relation entre l’intellectuel et le militant comme complémentaire.&lt;/span&gt; Et de toute façon, là où la comparaison avec l’armée s’arrête, c’est qu’il y a des intellectuels militants et vice-versa ! L’intellectuel est remarquable dans ses analyses. A force d’étudier, de lire, de confronter ses idées, il arrive à modéliser, théoriser, inventer. Tellement d’ailleurs que son analyse dépasse souvent la réalité. Il est presque trop intelligent, trop en avance sur la société pour que son message impacte directement. Le militant a peut-être moins de puissance intellectuelle. Mais loin d’être bête, il a pour lui la connaissance du terrain. Il connaît les attentes de ses concitoyens bien mieux que l’intellectuel, qui passe sa vie à Paris dans un milieu aisé, bobo et déconnecté des préoccupations du concitoyen lambda. Le militant traduit ainsi magnifiquement les concepts abstraits de ses leaders en langage concret lorsqu’il est sur le marché ou à la gare. Voilà pourquoi le parti socialiste souffre nationalement mais a encore la pêche au niveau local. Gagner une élection locale passe par améliorer concrêtement la vie du concitoyen dans sa localité. Les militants et élus locaux de gauche savent y répondre de manière très satisfaisante. Quand le Vélib’ et des couloirs de bus sont mis en place, on répond concrètement à l’idéal de gauche que devrait porter haut et fort le parti socialiste au niveau national : passer à une société post-capitaliste moins individualiste et responsable écologiquement et socialement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Alors que les bastions tiennent, au niveau national, c’est la débandade des généraux socialistes.&lt;/span&gt; Au lieu de se concentrer sur une stratégie forte qui leur appartiendrait et permettrait d’avoir une identité reconnaissable par les Français, ils préfèrent contre-attaquer en permanence la droite… en jouant sur leur terrain. A force de parler économie, une préoccupation certes majeure des Français, mais qui se distingue trop peu de ce que propose la droite, ils se sont fait encercler idéologiquement. Toujours plus réactive au niveau des idées, finalement plus innovante, même si ce n’est pas dans le sens que je défends, la droite oblige le parti socialiste à simplement réagir par la négative ou la défensive à ses attaques. Ce dernier devrait au contraire proposer des idées nouvelles qui auraient un grand impact dans la société, surtout aujourd’hui. Comment comprendre le succès populaire des politiques menées localement par la gauche sans qu’au niveau national, le parti socialiste puisse en tirer crédit ? Taper sur la droite ne suffira pas à regagner du terrain. Il faut faire une percée efficace qui passera par un discours novateur, et qui, tout en restant pragmatique, devra être teinté d’un peu d’idéalisme, en tout cas d’une identité démarquante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Nos intellectuels doivent se mettre au travail, arrêter de défendre et attaquer sur des terrains où la droite ne tiendra pas. Parler de construire une société post-capitaliste, qui a intégré la contrainte écologique comme un atout permettant de changer nos habitudes excessives de consommation, cela a du sens&lt;/span&gt;. Disons-le : il faut arrêter de faire croire qu’on peut continuer à produire et consommer comme on le fait aujourd’hui. Ceci implique de réduire la création de richesse économique et donc de faire baisser le temps de travail. Ceci implique de bien mieux redistribuer une richesse économique nécessaire et suffisante à la société et donc aussi le temps de travail. Oui, les 35h étaient une excellente idée. Pourquoi pas passer au 32h ? Libérons une journée de plus par semaine, qui pourrait être consacrée à la création de richesse citoyenne, c’est-à-dire solidaire, sociale et culturelle. Laissons la valeur travail à la droite, défendons la valeur solidarité. Oui, nous ne pouvons plus laisser une personne dans notre société polluer pour dix parce qu’elle a les moyens financiers de le faire. Donc oui, il faut plafonner les hauts revenus ou/et les taxer largement. Allons-nous laisser détruire notre belle planète par une minorité de privilégiés ? Pourquoi serait-ce aux plus modestes de prendre en charge seuls le problème écologique pendant que certains roulent en 4×4 dans Paris et font 30 allers-et-retours à New-York dans l’année ? Chacun doit prendre sa part de responsabilité par rapport à la société, n’est-ce-pas ça le socialisme ? Quand la direction du Parti Socialiste propose un contre-plan de relance, elle est à la masse. Sarkozy en a certes proposé un très discutable. Mais les Français n’attendent pas de nous un autre plan de relance sans visibilité et sans différenciation forte. C’est encore une fois se battre sur un terrain où nous sommes battus d’avance et où nous restons inaudibles. Ils attendent de nous une alternative volontaire, un autre dessein pour notre société, porté fortement par la gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Il y en a marre d’entendre nos dirigeants lors des élections locales dire : “votez Parti Socialiste pour contester la politique menée par la droite”.&lt;/span&gt; N’est-ce-pas résumer le malaise de nos intellectuels socialistes ? A court d’idée pour faire adhérer nationalement le peuple français à un projet qui n’existe pas, ils préfèrent jouer la carte de l’antithèse “si ce n’est pas eux, c’est donc nous”. Que pensent les élus locaux et les militants quand on leur dit qu’ils ont gagné des élections non pas parce qu’ils ont fait du bon boulot et portaient un projet novateur mais simplement parce qu’ils ne sont pas à droite ? La gauche au niveau national est dans &lt;span style="font-style:italic;"&gt;l’anti-identité&lt;/span&gt;. Le seul référent aujourd’hui, c’est la droite. On est soit pour la droite, soit contre la droite, mais plus pour la gauche. &lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Allez, au boulot chers intellectuels !&lt;/span&gt; Un peu de courage que diable, donnez-nous une identité au plan national, nous n’avons jamais perdu la nôtre chez nous. Élaborez une stratégie, améliorez la communication, mettez-vous d’accord, il y a trop d’enjeux aujourd’hui et tellement à conquérir pour rester morne et défaitiste. Remettons-nous à rêver d’un monde meilleur, soyons optimiste, montrons que nous sommes porteurs d’une alternative constructive pour demain, pour nous et pour nos enfants !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pacôme&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-69990166810272712?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/04/lintellectuel-et-le-militant_21.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-5919280841519829467</guid><pubDate>Fri, 10 Apr 2009 09:56:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-22T13:24:37.669+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>Compte-rendu débat La Marginalité</title><description> Diagnostic&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’exclusion est la relégation sociale de personnes ne correspondant pas au modèle dominant de la société. Elle n’est pas forcément liée à la pauvreté économique et il existe de multiples cas d’exclusion: le dénominateur commun est un décalage profond avec la société et avec ce qu’elle représente. Souvent, l’individu exclu ne rentre pas dans la normalité imposée par le modèle de notre société : la famille, le mariage, le logement, la culture, le travail, la religion, la beauté physique…&lt;br /&gt;Les sociétés dites primitives, notamment en Amazonie, ou les communautés libertaires, en France ou ailleurs, ont aussi un rapport à la marginalité, mais différent. Se mettent-elles à l‘écart volontairement?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Quelques chiffres&lt;br /&gt;– Les personnes handicapées représentent 6% de la population française&lt;br /&gt;– 800 000 personnes sont SDF en France en 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Le débat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;• L’exlusion religieuse:&lt;br /&gt;Commençons par traiter l’exclusion religieuse. La réaffirmation sans cesse de la laïcité est la première manière de la combattre. Un Etat sensé garantir avec égalité les droits de chacun de ces citoyens ne doit pas être assimilé à une religion en particulier, car dans ce cas, les pratiquants des autres religions pourront difficilement se reconnaître comme citoyen à part entière.&lt;br /&gt;• Le handicap:&lt;br /&gt;Les catégories d’exclusion sont très différentes et ne se traitent pas de la même manière. Par exemple, traiter le handicap physique, c’est permettre aux populations handicapées de pouvoir se déplacer partout, de ne pas être exclu par leur condition physique. C’est donc mettre en place des équipements et structures compatibles avec leur handicap. Mais lutter contre la condescendance des gens « normaux » envers les gens différents se fera surtout en investissant dans des campagnes de sensibilisation, en étant ferme par la loi contre les personnes qui excluent en discriminant.&lt;br /&gt;La discrimination positive permet de percer les bulles et les inégalités les plus frappantes. Même si elle peut avoir des effets néfastes à long terme, elle permet d’agir efficacement au début et peut être une bonne rampe de lancement pour insérer une population exclue.&lt;br /&gt;• En travaillant sur l’éducation. L’école doit être un endroit où tous les enfants apprennent à vivre avec les différences des uns et des autres afin de mieux les accepter. Les enfants handicapés doivent pouvoir être accueillis dans des structures hybrides, où ils passeraient une partie de la journée en institut spécialisé et l’autre dans une école classique.&lt;br /&gt;• En faisant évoluer le monde de l’entreprise. Les lois sont encore trop peu contraignantes à cet effet, beaucoup d’entreprises préférant payer des taxes plutôt que de compter 6% d’handicapés. Des évolutions dans ce secteur ne pourront se faire que sous la contrainte publique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-5919280841519829467?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/04/compte-rendu-debat-la-marginalite.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-4120226306669526393</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2009 08:48:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-06T10:49:25.569+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>P.R.O.G.R.E.S</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>Compte-rendu débat Comment tous nous loger</title><description>Comment tous nous loger&lt;br /&gt;Débat sur le thème du logement à partir des propos tenus par Patrick Doutreligne, président de la Fondation Abbé Pierre et Patrick Bouchain, architecte constructeur lors de la conférence « Comment tous nous loger » au Pavillon de l’Arsenal.&lt;br /&gt;http://www.pavillon-arsenal.com/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Bouchain met en pratique de nouvelles façons de construire des équipements culturels et des logements sociaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Introduction du débat&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pénurie de logements sociaux en France et Ile de France&lt;br /&gt;En France &lt;br /&gt;800 000 demandes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Ile de France&lt;br /&gt;400 000&lt;br /&gt;250 000 sur la zone dense&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon une enquête du credoc 48 % du revenu des foyers à bas revenu passe dans le logement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les raisons&lt;br /&gt;Pénurie de logements à loyer accessibles&lt;br /&gt;En 7 – 8 ans doublement du foncier (x 2 dans l’ancien, presque x 2 dans le neuf)&lt;br /&gt;La courbe des loyers augment moins (garanties, solvabilité des ménages)&lt;br /&gt;77 % des logements construits le sont à destination des classes moyennes supérieures&lt;br /&gt;Il y a 15 ans on construisait 120 000 à 150 000 logements sociaux/an&lt;br /&gt;Aujourd’hui 30 000 sur toute la France (attention aux chiffres : on a changé la définition des logements sociaux, les résidences étudiantes sont comptabilisées dans les logements sociaux)&lt;br /&gt;Classe moyenne : 1300 euro/seul&lt;br /&gt;                           2400 euro/ménage&lt;br /&gt;                           Si on applique le principe de « 30 % du revenu réservé au loyer »&lt;br /&gt;   Cela impliquerait un loyer à 300 euro/seul&lt;br /&gt;                                                                     600 euro/ménage&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ségrégation spatio-sociale très marquée&lt;br /&gt;Qui n’est pas le fruit de la concentration par affinité&lt;br /&gt;Il n’y a pas de sanctions dissuasives contre la non application de la loi SRU (150 euro d’amende alors que la construction d’un logement coûte 3000 euro/m2)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Bouchain : Une autre façon de construire (500 euro/m2)&lt;br /&gt;Ne pas construire avec les grands groupes mais avec les artisans et les entreprises d’insertion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre en main la question du logement car le politique ne répond pas à la demande.&lt;br /&gt;Promouvoir l’habitat et les équipements culturels autogérés sous la forme de SCIC (Société Collaborative d’Intérêt Collectif)&lt;br /&gt;Redescendre à des unités plus petites de gestion et transformer soi-même son logement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Promouvoir de nouvelles pratiques de construction qui s’articulent autour du concept de l’apport travail : auto-construction, utiliser le temps du chômage pour construire pour soi et pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le plein emploi ne reviendra jamais. Il faut utiliser le temps du chômage pour construire la ville et sa vie dans la ville »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Référence à l’opération CASTOR, une expèrience d’auto construction au sortir de la deuxième guerre mondiale. On voit alors des familles se regrouper dans différentes villes de France (dont Lyon et Villeurbanne) autour d'expériences d’auto-construction coopérative fondées sur le principe de l’apport-travail : le travail collectif, effectué pendant les heures de loisirs, vient pallier l’incapacité des personnes ainsi associées à financer l’achat ou la construction d’un logement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dénormer le logement social : son mode de construction, son mode d’attribution (sans papier, au chômage, pas de cadre familial classique)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Développer les « valoristeries ». On se met en rapport avec un chantier et on récupère ce que le chantier jette. Pour construire 1m2 de surface utile, on jette 1,5 m3 de matière…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faire participer les architectes : 25 000 archi en France, si chaque archi construit 25 logements on arrive à : 625 000 logements&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Obtention du terrain gratuit par la commune. Réinvestir les « délaissés », ces terrains laissées à l’abandon parce qu’ils ne trouvent pas de rentabilité économique à cours terme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Parce que les délaissés sont économiquement non rentables, parce qu'ils ne valent réellement plus rien, il faut les extraire de ces cycles et leur donner une autre rentabilité, écologique, sociale, symbolique. Laquelle restaurera l'utilité économique. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Les artistes ont joué un rôle fondamental dans la reconnaissance du patrimoine. Nombre de bâtiments ou d’usines auraient été détruits s’ils n’avaient été squattés par des gens de culture. Ce sont des intellectuels qui ont fait regarder autrement des bâtiments, qui ont su s’approprier des lieux abandonnés par le travail, l’économie, ou l’agriculture. Des lieux non programmés, faits pour d’autres activités, et que les créateurs repèrent comme correspondant à leurs besoins. Pour les occuper, ils n’ont donc pas besoin d’architectes. Mais parfois ces lieux sont non-conformes, sur le plan de la sécurité, de l’acoustique, de la température, de la lumière. Si ces travaux ne sont pas confiés à un architecte, on risque d’appauvrir les lieux : ils perdent leur âme et ne sont plus que des espaces mis aux normes, dont les artistes ne veulent plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est ce qu’un délaissé ?&lt;br /&gt;• les friches économiques, surtout d'origine industrielle : zones minières et sidérurgiques, chantiers navals, usines à gaz de Gaz de France, etc. ; &lt;br /&gt;• les installations obsolètes : bases militaires, docks, gare de marchandise ; &lt;br /&gt;• les sites en déshérence : zones délaissées aux abords d'infrastructures (routes, aéroports, voies ferrées) dont les nuisances ou l'aspect général compromettent l'utilisation ; &lt;br /&gt;• les opérations d'aménagement en difficulté : Z.A.C. en difficulté, chantiers en attente ; &lt;br /&gt;• les franges des grands ensembles, zones commerciales et lotissements pavillonnaires aux limites floues. &lt;br /&gt;Patrick Bouchain a ainsi récupéré sous le statut de bail emphytéotique (bail très longue durée, min 99 ans) 45 000 m2 en centre ville de Marseille, autour de la voie ferrée et a pu construire logements sociaux et équipements culturels pour 300 euro du m2).&lt;br /&gt;Création d’équipements culturels pour 2/3 et logements sociax pour 1/3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« C’est bien beau de jouer en attendant Godot et de ne pas penser que ça existe en sortant de la salle»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne jamais détruire : réhabilitation et transformation. Succès des loft. « J’attends la réhabilitation des kiloutous et des tours de bureau à la défense »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne jamais expulser&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donner le logement à ceux qui l’ont payé (lorsqu’on loue toute sa vie, on a largement remboursé ce qu’on aurait payé si on avait emprunté pour devenir propriétaire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe des SCI, Société Civile Immobilières gérées par des opérateurs HLM qui permettent aux locataires de devenir progressivement propriétaires de leur logement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Redescendre à des unités plus petites de gestion et transformer soi-même son logement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pistes proposées par P.Doutreligne et le public&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Résonner en coût global : coût du foncier, coût du service (ramassage scolaire, entretien voirie), ce que coûte l’expulsion d’une famille (enfant déscolarisée, hébergement d’urgence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Continuer le système incitatif à faire du logement social diffus, 10 % de logements sociaux pour la construction privée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Redonner une image de noblesse aux logements sociaux (parti pris de la ville de Paris).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrêter la logique de l’ANRU : beaucoup de démolition (opération beaucoup plus visible) peu de réhabilitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Augmenter les pénalités. Quand les citoyens verront leurs impôts locaux augmenter de façon significative à cause des amendes, ils reconsidèreront la question du logement social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention au provisoire qui finit par durer cf les Harkis. Encore hier, Bidonville à Cassis qui avait été construit dans les 60’s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Le provisoire pourri c’est pas mieux que la rue ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;P. Doutreligne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réflexions/Critiques&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opposition à la proposition de donner les logements sociaux à ceux qui l’ont payé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arg1 : Les gens risquent de ne plus payer leurs charges et cela va donner des copropriétés délabrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arg2 : On a une pénurie de logements sociaux, ce n’est pas le moment d’en donner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proposition pour rendre accessible à plus de monde les logements du marché privé.&lt;br /&gt;Remise en cause de l’idée « des logements sociaux pour tous », dire plutôt : « des logements sociaux uniquement aux plus démunis »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prop1 : Supprimer l’héritage foncier : Mettre en place un système de bail emphytéotique comme en Angleterre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prop2 : Etablir des garanties vis-à-vis des locataires contre la hausse de loyers, cf loi de 1848, plafonner les loyers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prop3 : Assurer des garanties aux propriétaires, cf l’état qui se porte garant dans le cas où les locataires ne versent plus leur loyer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prop4 : Incitations fiscales à acquérir un logement et le mettre en location, cf loi Robien.&lt;br /&gt;Critique : La loi Robien a donné lieu à des copropriétés ingérables car les propriétaires, non résidents sur les lieux, ne se rendaient pas aux réunions de copropriétés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remarque : à Paris 10 % de logements ne sont pas loués. Paris compte 2 millions d’hab, en proportion on pourrait loger 200 000 personnes supplémentaires. La ville de Paris a déjà mis en place un système de garanti, apparemment sans effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Proposition pour rendre accessible à ceux qui en ont le plus besoin les logements sociaux&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prop1 : Appliquer la proposition de loi qui impose de rendre son logement social si le revenu du locataire est égal au double du plafond. Proposition rejetée par les socialistes pour des soi-disant raisons juridiques de non – rétroactivité du contrat.&lt;br /&gt;Critique : Problème de non mixité sociale &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Réaction contre la critique de l’ANRU&lt;br /&gt;L’ANRU ne fait pas que démolir, elle reconstruit des immeubles à habitation mixte, installe des équipements, etc&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-4120226306669526393?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/04/compte-rendu-debat-comment-tous-nous.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-3024894197102363754</guid><pubDate>Mon, 06 Apr 2009 08:42:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-20T15:59:53.231+02:00</atom:updated><title></title><description>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-3024894197102363754?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/04/compte-rendu-debat-sur-les-marginaux.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-2554025229725646040</guid><pubDate>Fri, 27 Mar 2009 14:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-06T10:51:19.676+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>Définir l'Ideal Pour Savoir Où Aller</title><description>En ce moment, nous sommes perdus. Nous ne savons plus où aller, nous ne savons plus qui croire, et nous nous demandons si le chemin qu’ont pris nos dirigeants depuis 1945 pour les puissances occidentales, et depuis la chute du mur de Berlin pour quasiment toute la planète, est le bon. Ce chemin dont tout le monde avait fini par concéder que c’était le bon, à force de nous le répéter : le néo-libéralisme, seul modèle créateur de richesse pour tous… Même les communistes chinois s’y sont mis ! Finalement, à part quelques exclus sociaux inévitables, « c’est le seul modèle qui fonctionne ». Dans ce sens, on nous a fait croire que surtout il fallait le moins d’Etat possible et mettre la politique au service d’un marché totalement dérégulé, conditions à l’enrichissement de tous. On a même fini par croire à ce paradoxe : « Si une minorité s’enrichit, c’est bien tout le monde qui finira par en profiter ! ». Mais tout à fait, c’est évident ! Et bien en fait non, alors qu’une infime minorité déjà très privilégiée s’est enrichie comme jamais ces dernières années, la large majorité n’a pas profité de cette croissance exceptionnelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir donné toutes les rennes du pouvoir à ceux qui nous faisaient croire aux bienfaits d’un système qui pourtant servait d’abord leurs intérêts, nous avons tous laissé un paquet de gens sur le bord de la route (bien 80% de la population mondiale). Notre système a été incapable d’apporter le salut à l’humanité. Lors du passage au troisième millénaire, le monde se prenait à rêver d’en finir avec la pauvreté, la violence, la famine. Comment a pu-t-on croire un instant à toutes ces balivernes répétées maintes fois par ceux qui profitaient en premier de ce système et qui donc n’ont jamais eu aucune raison de le changer ? Ces dirigeants économiques, largement aidés dans leur propagande par les politiques et les médias ont clos le débat : un seul modèle, gagner de l’argent et consommer ! Peu à peu, ils ont transformé le citoyen en consommateur, attaqué toute la journée par la publicité et par le modèle de consommation et d’individualisme qu’elle promeut. Afin d’enrichir les plus riches, tous les moyens sont bons pour que la masse consomme toujours plus. S’il ne gagne pas assez, et bien qu’il s’endette ! Le confort matériel est ainsi devenu l’idéal à atteindre. Nos plus belles richesses, sociales, spirituelles et culturelles de nos civilisations sont passées au second plan et sont même devenues les ennemies des plus riches, qui s’occupent discrètement de leur démantèlement, armés par exemple de la télévision, « qui vend du temps de cerveau humain » à tous ces petits consommateurs. Cette télévision, qui détruit les liens sociaux et rabaisse la culture à l’abrutissement, fait ainsi le travail de persuasion du consommer-à-tout-va. Le lavage de cerveau est rôdé. Consommer devient alors le seul but d’une vie, qu’on ait ou pas de l’argent… La valeur d’un homme s’évalue ainsi d’abord par ses biens matériels et non par sa richesse artistique, sportive, intellectuelle, culturelle, spirituelle ou sociale. Le matérialisme et l’individualisme triomphent. Voilà le triste idéal que nous ont vendu ceux qui nous dirigent seuls depuis trente ans, les maîtres de l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui, la route sensée nous emmener à cet idéal a brusquement débouchée sur une falaise, pourtant visible de loin. De peur que les consommateurs ne se rendent compte trop vite du vide qui nous attend, les maîtres de l’économie nous rabâchent que ça repartira. Repartir pour quoi ? Est-ce bien raisonnable de penser que sur notre planète, tout le monde pourra atteindre ce confort matériel vendu comme idéal ? Car pourquoi cet idéal ne serait-il partagé que par les plus riches, à partir du moment qu’ils nous promettent depuis des années qu’il est atteignable par tout le monde ? Dans ce cas, oui, repartons, dirigeons-nous tout droit vers l’enfer, vers la crise la plus grave de l’humanité ! Continuons tous ensemble à consommer et allons flirter avec la crise écologique ! Une crise où nous ne pourrons rien faire, une fois que les océans et les mers auront englouti des territoires entiers, que les déserts auront dévoré des immenses surfaces aujourd’hui habitables et habitées, une fois que se seront déplacées des populations entières aux frontières de pays qui les fermeront, créant des conflits mondiaux, une famine sans précédent et un chaos terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi comme la crise financière nous le montre aujourd’hui, cet idéal n’est pas une destination viable, elle mène à la destruction et à la fin de l’humanité. Et si on nous avait menti ? Le constat est là : cet idéal est celui d’une infime minorité de privilégiés qui ne pensent qu’à préserver leurs intérêts et non pas celui de l’humanité toute entière et qui a toutes les raisons pour continuer à nous faire croire que c’est le seul idéal possible. Alors n’hésitons plus, mettons nous à définir un autre idéal. Laissons un peu la dure réalité de côté et définissons la destination finale, sans quoi nous resterons sans orientation, perdus et sans savoir où aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commençons par descendre l’économie de son pied d’estale&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a pas que la richesse économique qui compte pour le bien-être de l’homme. Bien d’autres richesses sont bien autant importantes et procurent des plaisirs simples, gratuits mais excellents, les pays « pauvres » en sont des exemples parfaits. Nous croyons qu’ils vivent des vies très difficiles car ils ont un PIB dix fois inférieurs aux nôtres. Nous nous demandons comment ils font pour vivre sans richesse matérielle, et nous allons jusqu’à les appeler de manière bien dédaigneuse, les « Pays les Moins Avancés ». Pauvre économiquement oui, mais ils vivent heureux pour la plupart pourtant, compensant largement leur manque de confort matériel avec de la richesse sociale, solidaire et culturelle, ainsi qu’avec des liens privilégiés avec la nature. Alors certes, de plus en plus, ils ont du mal à se nourrir, à s’approvisionner en eau, à se soigner… Mais leurs plus grandes difficultés viennent plutôt aujourd’hui du fait que nous sommes venus pervertir leur modèle avec notre système occidental que nous leur imposons par un colonialisme nouveau : le colonialisme économique. Les voilà déboussolés eux-aussi par la propagande économique et ils perdent un à un leurs repères, sombrant dans une pauvreté économique encore pire qu’avant. Pour une fois, inspirons-nous d’eux pour définir notre idéal et retenons leurs formidables richesses humaines que l’individualisme a fini par vaincre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evitons la crise écologique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est quasi certain que si l’homme ne change pas ses habitudes de consommer, l’humanité devra faire face à la plus grande crise de son histoire : une crise écologique sans précédent. La Terre, usée, ne garantira plus cet écosystème qui, faut-il le rappeler, permet tout simplement à l’homme de vivre. Mais cet homme moderne, trop inconscient et sûr de lui, a oublié tout respect et harmonie avec sa « Mère » nature. Réapprenons à aimer notre hôte formidable et emplit de richesses naturelles et multicolores que nous avons tendance à oublier dans nos grandes villes grises et sombres. Nous le savons, si tous les hommes consommaient comme les Occidentaux aujourd’hui, dans 20 ans, il n’y aurait plus aucune ressources naturelles. Remercions chaque jour les pauvres qui ne consomment pas autant que nous et surtout laissons-les pauvres ! Tout le monde s’inquiète du développement chinois. Et pourquoi n’aurait-il pas le droit de consommer autant que nous ? C’est donc bien que le modèle de développement actuel mène droit au mur. La notion de développement durable doit devenir, et vite, le référent de toutes nos actions. Plus un investissement, plus une activité ne doit rester concentrer que sur la rentabilité économique, trop rarement liée à de la création de valeur écologique ou sociale, quoiqu’à long terme, elle l’est en fait totalement. Redéfinissons entièrement nos modèles d’investissement et de production sur un triptyque totalement équilibré économie/écologie/social. Rêvons et mettons en place une société où l’homme ne se lève plus seulement le matin pour l’argent mais aussi pour créer de la richesse sociale et écologique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Redorons le blason des autres valeurs humaines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si nous faisions des liens sociaux, de l’extraordinaire richesse des cultures et de leurs rencontres, de l’harmonie avec la nature, les nouveaux standards de demain ? Serions-nous plus malheureux ? Gardons tout ce dont nous pouvons être fiers, mais qui se fait pourtant démanteler petit à petit : l’éducation et la santé pour tous par exemple. Toutes ces avancées reculent peu à peu car ce sont des services publics « coûteux et peu rentables » ennemis numéro un de nos dirigeants. La vie des citoyens doit pouvoir se centrer sur autre chose que le travail et l’argent. A quoi rime cette surenchère de la richesse économique ? C’est ce qui crée ces inégalités insupportables, car maintenant pour avoir le droit à une bonne éducation (les cours particuliers par exemple), à la culture, aux soins bientôt, il faut être riche. Les organisations sociales (l’école, l’entreprise) doivent laisser beaucoup plus de temps à l’expression culturelle, spirituelle, sociale, sportive, artistique aux citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etablissons une vraie démocratie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démocratie n’est plus réelle, le peuple ne choisit plus son destin. Il ne choisit plus vraiment car il doit voter entre des personnalités déjà acquises au monde économique. La démocratie est maintenant devenue la bonne conscience des plus riches : soi-disant le peuple décide, ce qui l’empêche de se rebeller. C’est faux, le peuple est finement manipulé, les politiques n’arrêtent pas de lui mentir depuis des années, et discourent dans un sens, agissant dans un autre. Ce pouvoir politique prend aujourd’hui des décisions plus seulement sous la pression de ses électeurs mais aussi des investisseurs, qui, si leurs demandes ne sont pas exaucées, menacent de partir. Ce « double vote » est pervers et empêche la démocratie de s’exprimer. La démocratie devra ainsi reprendre entièrement sa place dans la société et chaque citoyen pourra jouer un rôle démocratique au quotidien, localement d’abord, décidant de sa vie grâce à une démocratie participative réelle. En soutien, il faut aussi valoriser le rôle de la société civile qui passe par les associations et plus largement les organisations sans but lucratif. Revoyons profondément nos institutions aujourd’hui faussement démocratiques pour remettre le citoyen au centre des décisions politiques. Refinançons largement la société civile, localement et nationalement. Laissons-la s’exprimer, elle qui apaise et enrichit l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Redistribuons la richesse économique de manière véritablement juste&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne la richesse économique, ne la blâmons pas jusqu’au bout, elle est très positive pour de nombreuses raisons et a permis à l’homme de faire progresser son existence de manière forte, mais seulement, pour commencer, redistribuons-la beaucoup mieux. Enlevons une bonne fois pour toute le pouvoir aux plus nantis en régulant les revenus et en les redistribuant de manière juste. Est-il supportable de voir des différences de revenus de 1 à 100 ? Quel homme peut-il vanter que son travail vaut 100 fois plus qu’un autre ? Surtout, l’économie ne doit plus représenter la richesse de référence. Elle devra s’inscrire dans des objectifs environnementaux et sociaux précis, afin de garantir la durabilité de notre société et de notre planète. Sans ça, ses excès finiront par détruire ce qu’elle a construit, nous emportant avec. N’oublions pas qu’une société fonctionne grâce à tous les individus qui la forment. Sans travailleur, les investisseurs ne lèveraient aucune richesse. Ne restons pas otages d’un système qui défend la partie des privilégiés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En résumé, c’est l’équilibre des grandes richesses de nos civilisations qui nous amènera à la durabilité, à la paix, au respect des uns et des autres, à une plus grande justice et à une véritable démocratie. Croire que l’économie seule peut nous amener à cet idéal est un mirage. Un mirage trompeur qui nous amène à choisir une direction qui n’est pas la bonne. Aujourd’hui, construisons un nouvel idéal autour de valeurs riches, puissantes et universelles. Certes l’âpre réalité qui nous sert de point de départ est bien loin, mais du moins, en ayant une destination, nous avons une orientation, nous savons où aller.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-2554025229725646040?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/03/definir-lideal-pour-savoir-ou-aller.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-2751118915461582774</guid><pubDate>Tue, 10 Mar 2009 14:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-10T15:42:05.897+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>Journée de la Femme...</title><description>&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Quelques liens...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;plein d'articles sur le Monde à propos de la journée de la femme &lt;/span&gt;(&lt;a href="http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/03/07/quelques-chiffres-concernant-les-femmes-dans-le-monde_1164906_3224.html"&gt;celui-là&lt;/a&gt;, notamment), mais comme d'hab, je ne peux m'empêcher de vous envoyer &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/03/09/journee-de-la-femme-par-robert-sole_1165454_3232.html"&gt;le billet de Robert Solé&lt;/a&gt;, qui est décidément très très bon. vive le lave-linge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;vive l'Eglise catholique&lt;/span&gt;, qui les accumule un peu en ce moment. ( l'archevêque de Paris, Mgr Vingt-Trois, a eu le prix du macho de l'année pour avoir affirmé en novembre 2008 à l'antenne de Radio Notre-Dame : &lt;span style="font-style:italic;"&gt;"Le plus difficile est d'avoir des femmes qui soient formées. Le tout n'est pas d'avoir une jupe, c'est d'avoir quelque chose dans la tête."&lt;/span&gt; LA CLASSE)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Caroline&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-2751118915461582774?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/03/journee-de-la-femme.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-3180533590316131219</guid><pubDate>Wed, 18 Feb 2009 18:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-18T19:45:44.604+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Economie</category><title>Quand les victimes sauvent les meurtriers...</title><description>Il y a eu dans l’histoire de l’humanité beaucoup d’horreurs et de massacres. Bien des hommes ont exploité d’autres hommes, les violentant, les tuant, s’en servant pour s’enrichir ou pour renforcer leur pouvoir. Bien des dictatures, des systèmes féodaux et même des démocraties ont mené à des injustices sociales et économiques insupportables. Bien des libertés ont été bafouées, des combattants pour la justice sont morts. Mais rarement les victimes des excès d’une minorité d’hommes en sont venues à sauver leurs meurtriers. Aujourd’hui, c’est pourtant ce qui se passe. La crise financière nous donne comme spectacle le pire des paradoxes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Certes, on ne peut pas comparer un banquier d'affaire à un meurtrier. Cela n'aurait aucun sens. C'est beaucoup plus complexe que ça, et la faute revient surtout à la dégénérescence de notre modèle de société. Les traders ne sont que des jeunes gens qui sacrifient leur vie afin de s'enrichir très vite. Ont-ils une seconde pris le temps de réfléchir aux conséquences désastreuses de leurs actes, de la famine et la pauvreté qu'ils allaient propager ? Pris dans leur propre jeu, drogués, sortis de toute réalité, pouvons-nous leur en vouloir ? Comment expliquer déjà qu'ils aient eu la liberté de le faire ? Ainsi les dirigeants des banques, les politiques sont bien pires responsables. S'il n'y a pas de loi contre le meurtre, que ce n'est pas interdit, il n'y a plus que l'éthique qui permet d'éviter le crime. Hors on sait que l'homme est prompt à agir sans éthique. Le but de cet article n'est de toute façon pas de trouver un coupable, mais d'expliquer comment on a pu arriver à un tel paradoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis maintenant une vingtaine d’année, un capitalisme d’un genre nouveau a émergé : le capitalisme financier. Il a remplacé petit-à-petit le consensus d’après-guerre qui voyait un pouvoir partagé entre le monde économique, le monde politique et le monde social. L’Etat-Providence et les partenaires sociaux assuraient un progrès constant à la société entière même s’il existait encore des injustices flagrantes. Du moins, le capital travail était récompensé par des hausses constantes de salaire et du pouvoir d’achat. Le capital financier avait des rendements déjà très honnêtes, mais était empêché d’abus majeur, surtout grâce aux lois et édifices mis en place après la Grande Dépression de 1929 aux Etats-Unis, déjà causée par un excès financier, puis après la Seconde Guerre Mondiale en Europe Occidentale, dont une des causes fut cette crise terrible.&lt;br /&gt;Mais après la fin des Trente Glorieuses, a émergé l’idée que les pouvoirs publics étaient trop présents dans les affaires économiques. Ils ralentissaient le progrès et l’enrichissement, et étaient la cause du ralentissement économique depuis 1973. Il fallait dérégulariser, laissé respirer l’économie, faire baisser l’influence du politique, donner plus de liberté et de marge de manœuvre aux dirigeants de l’économie privé, rendre le capital travail plus flexible. Aux Etats-Unis, sous Reagan, en Europe, sous Thatcher, les dérégulations et privatisations successives ont alors permis la naissance du capitalisme financier. La finance a pris une importance de plus en plus grande dans le monde économique, profitant de l’espace laissé par les pouvoirs publics. Il fallait rentabiliser au maximum le capital financier. Les investisseurs, devenus libres d’investir partout sur la planète grâce à la mondialisation, exigeaient des rendements de plus en plus élevés, qu’il en coûte à long terme à la survie des entreprises et de l’économie. L’omniprésence financière transformait l’économie, multipliant les risques de crise économique et dégradant le consensus social d’après-guerre. Il fallait toujours gagner plus, et donc toujours prendre plus de risque, investir sans raison dans des projets peu viables, dangereux socialement, écologiquement mais aussi économiquement mais très rentables à très court terme, comblant ainsi la cupidité des investisseurs du moment, exigeant des rentabilités de l’ordre de 20%. Il y eut pourtant des signaux d’alertes. La crise asiatique en 1997, l’explosion de la bulle Internet en 2001. Et pourtant, entre 2002 et 2007, jamais les banques d’affaire n’ont eu autant de pouvoir. Alors qu’en 1960, les profits du secteur financier représentaient 14% des profits des entreprises américaines, ils en représentent aujourd’hui 39%. Jamais dans l’histoire de l’humanité une poignée d’hommes, sans représentativité aucune, n’ont autant dirigé le destin du monde entier, de plus en s’enrichissant d’une manière indécente. En France, le pouvoir d’achat de l’indice boursier a progressé de 120% en vingt ans tandis que celui des salaires n’augmentaient que de 15%. Les bonus versés aux banquiers d’affaires, parfois très jeunes, les fameux traders, dépassaient alors largement les salaires des meilleurs PDG des plus grandes entreprises, pourtant sensés être bien plus responsables et acteurs de l’avenir de l’économie que des banquiers jouant avec des produits financiers fictifs, déconnectés de toute réalité économique. Manipulant inconsciemment toute l’économie mondiale, ils ont joués comme à la roulette, doublant à chaque fois leur gain. Mais un jour, à l’exemple de Kiervel - qui avait réussi à positionner en bourse un capital plusieurs fois supérieurs à celui de sa société, faisant perdre à lui tout seul, sur une seule opération, plusieurs milliards d’Euros à une des plus grandes banques du monde - ils ont perdus. Dans leur euphorie de gagner toujours plus, avec des bonus indexés au profit et non à la perte, un jour, comme en 1929, tout le monde s’est rendu compte qu’un monde parallèle et virtuel s’était emparé du pouvoir économique du monde entier et qu’il allait s’effondrer comme un vulgaire château de carte au moindre coup de vent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce capitalisme financier a été inspiré, mené, dominé donc, par une poignée d’hommes – très influents dans les cercles de pouvoir du monde, économique bien sûr, mais aussi politique, à commencer par l’administration Bush (Paulson, son ministre des Finances, n’étant autre que l’ancien PDG de Goldman Sachs, la banque d’affaire la plus puissante du monde). Ce capitalisme là était devenu excessif, distribuant la richesse avec une inégalité incomparable dans l’histoire du monde depuis la fin de la seconde guerre mondiale : les salaires réels baissant depuis dix ans et les profits financiers a contrario explosant littéralement. Ce capitalisme là avait des règles du jeu bien précises : le minimum d’intervention de l’Etat, le minimum de régulation pour un maximum de risque pris sur l’épargne des citoyens du monde entier et sur les capitaux des entreprises qui fournissent la majeure partie des emplois et produits.&lt;br /&gt;Ce capitalisme là a fait des victimes : pendant qu’une infime minorité s’enrichissait comme jamais, l’écrasante majorité voyait leur pouvoir d’achat s’éroder. Comble du paradoxe, ces centaines de millions de personne se sont vues expliquer qu’il fallait baisser le déficit public et donc couper les budgets de l’éducation, de la santé, des infrastructures. On leur a expliqué que le déficit public venait des allocations chômages, voire même du nombre trop élevé de retraités, de grévistes, de syndicalistes, de fonctionnaires, qui paralysaient le système et la croissance. Ces centaines de millions de personne, sans le savoir, par leur épargne et leur travail, enrichissaient sans commune mesure une poignée de banquiers d’affaire à Wall Street et à la City, mais ce n'était pas assez. Près à toujours plus d’argent, ils ont exigés toujours plus de rentabilité. Il y a alors eu les délocalisations des usines dans des endroits où des systèmes politiques autoritaires imposent un dumping social élevé, des coupes dans les budgets publics. Il fallait réduire tous les coûts, rentabiliser, toujours et encore, pour garder les investisseurs. Et on leur expliquait par contre qu’il fallait continuer à consommer, que c’était le secret de la croissance économique. Comme les salaires baissaient, il fallait donc s’endetter, même quand on ne pouvait pas rembourser, en spéculant sur les valeurs immobilières de leur propre logement par exemple, expliquant alors la crise des subprimes. Mais cette crise-là fut seulement déclencheuse car la cause est bien plus profonde. Elle vient de tous les excès du capitalisme financier qui a monté un château de carte très rentable à court terme, catastrophiquement fragile à la moindre secousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’il fallait réduire le déficit public au prix d’un service public dégradé pour les citoyens, le jour où il a fallut remonter les banques qui s’étaient elle-même mises dans une impasse, mais influentes dans toutes les sphères politiques du monde, le peuple a payé. Le contribuable a payé. Des sommes astronomiques, sans commune mesure. Avalées par les banques. Paulson, Sarkozy, tous ont mis de l’argent appartenant aux Nations dans ces banques afin de racheter les produits financiers toxiques et non-rentables qu’elles avaient pourtant enfantés. Alors que Sarkozy tiquait pour investir 5 milliards d'Euros dans le Revenu Minimum d'Activité, il mettait à disposition 350 milliards d'Euros aux banques du jour au lendemain (heureusement, "seulement" 16,5 milliards ont été utilisés). C’était pour éviter que la crise s’empire, se propage. Paulson, Sarkozy avaient certainement raison. Mais ils ont eu tort de ne pas avoir exigé des restructurations, de ne pas avoir pris le pouvoir qui leur revenait de droit en investissant massivement dans les banques, d’avoir continué à jouer selon les règles des banques, c’est-à-dire pas d’intrusion publique dans leur fonctionnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vol est ainsi double : cet argent qui aurait pu, qui aurait du servir à construire des hôpitaux, des routes, des écoles, des services publics, destinés à tous, a été donné aux banques, sans condition. Les banquiers ne se sont pas gênés pour se servir dedans personnellement afin de se verser ces fameux bonus de fin d’année. La remontrance d’Obama arrive bien tard et est surtout inefficace. Mais ce n’est pas le pire. Il y a encore bien plus cher à payer pour nous maintenant. Aujourd’hui, c’est la plus grave crise économique depuis 1929. Cette crise va bien évidement d’abord toucher les plus pauvres, mais aussi les classes moyennes. Dans la vie de tous les jours, ceux qui comptaient déjà leur argent pour payer loyers, charges, nourritures, vêtements vont être les premiers touchés et vont voir leur niveau de vie s’affaisser. Les banquiers se sont versés assez de bonus pour vivre dans des palaces jusqu’à la fin de leur vie. Ils ont peut-être beaucoup perdu, et encore, mais on ne va pas les plaindre, ils gagnaient parfois en trois mois ce que gagnait un ouvrier en une vie en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où nous en sommes. Le monde sombre dans une crise causée par une poignée d’avides inconscients qui ont martyrisé économiquement les hommes depuis vingt ans. Ces hommes appauvris les ont rendus immensément riches, les ont sauvés, leur ont versés leurs bonus de fin d’année en 2008. Ces hommes, premiers véritablement touchés par la crise, vont aujourd’hui payer pour eux la note salée de leurs excès. Ces hommes sont les victimes modernes d’une habile manipulation économique et financière. Et ils ont sauvés ceux qui les ont volés, et qui continuent à courir, impunis ou si peu, et à jouer avec l’économie du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justice doit être rendue. Il ne s’agit pas de mettre en prison ou je ne sais quoi. Il s’agit d’argent, de justice, de répartition des richesses. Il est insupportable de voir les banquiers se donner des bonus dépassant en un an le salaire moyen d’un Français dans une vie. Puis le plus important surtout, serait de changer les règles du jeu. Il faut réinventer un système économique plus juste, depuis le temps qu'on le dit, faisons-le. &lt;strong&gt;Il faut certes laisser la liberté d’entreprendre et de posséder, mais empêcher celle d’exploiter&lt;/strong&gt;. Il faut un système mondial, limitant le dumping social de certaines zones économiques. Il faut un système durable, fondé sur une croissance patiente, faible mais durable, sans à coup, sans excès. Un système fondé sur trois piliers de même importance : l’écologie, le social et l’économie, chacun au service des deux autres. Il faut un retour des pouvoirs publics et de la société civile dans le grand jeu du monde, poussant à l’innovation, à l’éducation, à la santé, aux infrastructures, et ceci de manière durable. Il faut retrouver un monde solidaire, intelligent, moins matérialiste, se contentant des richesses de la nature et des cultures. Il faut enfin trouver cet équilibre qui permettra au monde d’avancer de manière cohérente avec son environnement, ses peuples, ses cultures. Il faut pour cela une volonté politique forte, un mouvement mondial et coordonné. Cela suffit de payer pour les autres. &lt;/span &gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pacôme&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-3180533590316131219?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/02/quand-les-victimes-sauvent-les.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-5120983734037713600</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2009 17:27:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-04T18:30:16.232+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>Nicole Guedj, tout d’ego</title><description>Amphithéâtre Chapsal, à Sciences-Po : états généraux des SDF. En discussion, l’agence Nationale des Français de la rue. Déjà le libellé fait tiquer. Ça fleure bon l’identité un peu trop nationale des clochards. Alors que la question brûle les lèvres du public, il faudra attendre plus d’une heure avant que Nicole Guedj ne se justifie de l’appellation au mieux hasardeuse, au pire discriminante ; elle a conçu le concept en 2003 à une époque où d’après elle « la question de l’immigration ne posait pas de tels problèmes ». Soit. Avant que Sarkosie ne mette le feu au baril de poudre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;C’était une sorte de colloque organisé cet après-midi à Sciences-Po. Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat aux droits des victimes (« les droits sont une illusion, les droits n’existent pas. Vous possédez uniquement ce que vous pouvez défendre, et si vous ne pouvez pas le défendre, vous ne le possédez pas », Helen Zahavi) et secrétaire nationale de l’UMP en charge des questions d’aide humanitaire, pour lancer en grande pompe sa proposition de création d’une agence nationale pour les sans-abri, sorte de guichet unique censé leur faciliter les démarches administratives et rompre avec la spirale de désocialisation. Rien de révolutionnaire, mais une idée pas conne non plus, a priori. Louable même. Sauf que venant de la part d’une nénette dont le patron est Sarkosie, l’initiative pouvait paraître un brin suspecte. On n’avait encore jamais vu Nicole Guedj partager les tentes des Don Quijote ou les paillasses des insomniaques de la rue de la Banque. Mais on n’a rien dit, on a écouté avant de juger. Et on n’a pas été déçu… Nicole, joliment maquillée et tout de noir vêtu, en grande prêtresse libérale, produisant la rencontre, avec de faux airs de Catherine Barma, avait invité tout le gratin de l’aide sociale d’urgence pour venir parler à la tribune de son initiative. Après avoir introduit les débats en alignant les poncifs (« la mobilisation autour du problème des SDF ne doit pas s’arrêter lorsque les températures hivernales remontent », « la question-clé, c’est celle de la dignité », « il n’est pas normal en France que 350 personnes meurent chaque année dans la rue », merci Nicole, on n’y avait pas pensé), la vacuité de sa pensée a pris toute sa mesure lorsque sont venus témoigner les dirigeants des associations de terrain. La différence entre un homme politique (ou une femme, en l’espèce) et un acteur social engagé, c’est que chez le premier, l’art de la rhétorique sert à faire ombrage à une analyse souvent proche du néant, une pensée lisse comme un œuf de poule, alors que chez les hommes de terrain, ce sont les souvenirs et l’expérience qui servent à alimenter et même à sauver parfois une parole souvent balbutiante et déstructurée, mais cependant sincère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première à prendre la parole a été Anne Joubert, qui a écrit un bouquin De la zone à l’ENA. A seize ans, comme elle le dit, « à défaut de pouvoir modifier complètement une société que je trouvais tout à fait injuste, j’ai décidé de m’en exclure ». Née dans un milieu bourgeois, elle se barre dans la rue, vivote de squats en squats, ne paie pas les factures d’électricité (« C’est normal de ne pas payer ses factures quand on n’a pas d’argent »), a un gamin à 18 ans. Elle raconte les situations de détresse, la mendicité, le vol. Le public dans son ensemble ressemble au quartier du 7ème arrondissement où se tient la conférence, et l’on a même parfois l’impression d’être à l’ESSEC, ce qui n’est pas un compliment, à voir certains cols de chemise pastel amidonnés dépassés de sous-pulls angora sur lesquels s’épanchent de délicates mèches blondes de garçons, mais il y a cependant une poignée de clochards qui peuplent les rangs. L’un d’entre eux, barbe blanche fournie, longs cheveux gris clairsemés, visage vermillon de la vie au grand air, glousse, l’air de comprendre de quoi elle parle. Nous, on ne peut qu’imaginer. Après quelques années, Anne Joubert a fini par frapper à la porte de ses parents. Elle a repris ses études, est devenue professeur, et est entré à l’ENA par le concours interne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis c’est Xavier Emmanuelli, le fondateur du SAMU Social, qui vient expliquer que la grande exclusion peut s’apparenter au célèbre trouble de stress post-traumatique, névrose qui se manifeste à la suite d’expériences vécues traumatisantes, comme un attentat ou un viol. Sauf qu’en la circonstance ce sont des microtraumatismes tout au long d’une existence qui finissent par bloquer les sans-domicile dans un état d’éternel présent, ou un état de non-lieu et de non-temps, entraînant la disparition progressive du rapport au corps et à l’environnement. Comme il le dit, les clochards qui puent n’ont souvent pas conscience de puer. Le syndrome de la grande exclusion est médico-psychosocial. Guedj a l’air larguée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick Henry le relaie, pas l’assassin d’enfant, mais le premier médecin à avoir dispensé des consultations médicales gratuites aux SDF en 1984. 10 années de « street-médecine », 50 000 consultations, pathologies médiévales, amputations d’urgence, « pratiquement tous les clochards de Paris sont passés par mon cabinet ». Il raconte des chaussettes qu’il enlève et des orteils qui viennent avec. L’assemblée, qui plus souvent doit entendre parler de la jurisprudence administrative ou de la philosophie de Hobbes, fait de grands oh !, entre admiration et dégoût. Comme un avertissement à peine voilé, Patrick Henry lance à Nicole Guedj : « Votre agence ne marchera que si le seul, vrai, profond désir de tous, c’est d’aider ceux qu’on a choisi d’aider ». Paul Bouchet, ancien président d’ATD Quart-Monde, lui emboîte la parole. Il raconte que lors des Etats généraux de 1789, participaient certes le clergé, la noblesse et le tiers-état, mais qu’on avait oublié le « quatrième ordre, l’ordre sacré des infortunés, sans feu ni lieu », et que là, pareil, on ne peut prétendre faire des Etats Généraux à Sciences-Po loin de la misère de la rue… Guedj sourit encore, une des choses qu’elle sache le mieux faire, mais un peu niaisement. Deuxième remarque. Sur le fond du projet, la création de l’agence vise notamment au recensement et à l’identification des populations qui vivent dans la rue. « Le fichage, par les temps qui courent, il y a le meilleur et le pire… ». Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, termine. « Quand quelqu’un est expulsé de chez lui par huissier, on doit protéger ses meubles de la pluie ou des dégradations pendant un délai minimal de deux mois. Mais il n’est rien prévu pour la protection de la personne. Une société qui protège davantage les meubles que les hommes est une société qui a un problème ». Il prévient que l’agence seule ne résoudra rien. « Ce qu’il faut, c’est éteindre le flux des personnes qui arrivent dans la rue. Ne croyez pas, Madame Guedj, qu’avec cette agence, on va assécher le stock ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà. C’est fini pour les interventions de terrain. Deux hauts fonctionnaires prennent la parole, et ça devient très vite chiant comme un mois de juin pluvieux. Encadrant Nicole, on dirait qu’ils sont ses deux cerbères. La parole est au public. « Banlieue mondiale », gueule étrangement un type. Les questions sont violentes. A toutes, elle répond dans les mêmes termes, comme une automate, mais à chaque fois un peu plus décomposée, comme si on avait oublié de remonter le mécanisme. « Oui, nous allons gagner notre pari. Tous ensemble, nous pouvons trouver la solution ». Mon voisin, le genre sexagénaire, enrage : ce n’est pas la solution qui fait défaut, mais la volonté politique. Je lui demande ce qu’il fait dans la vie : il est vice-président du Conseil d’administration d’Emmaüs. Un type jeune, coiffure punk, attrape la micro, balance les chiffres des régularisations suite à la mise en place du droit au logement imposable pour montrer qu’il connaît ses dossiers, et s’écrie : « Vous êtes du côté de la répression, croyez pas que vous êtes du côté de l’humanitaire. Le printemps sera chaud ! ». A ce moment là, je me dis qu’il a sans doute raison. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début du colloque, drapée dans sa bonne conscience catho, Nicole Guedj donnait le change. Mais au fur et à mesure qu’étaient révélés 1. son incompétence 2. son absence totale de légitimité, elle a commencé à perdre peu à peu le contrôle. Devant moi, sur l’écran de contrôle justement, je voyais ses temps devenir luisantes. L’ambitieuse, la femme de pouvoir venue en fait faire un peu d’autopromo, intéressée surtout par son indice de bruit médiatique plus que par le sort des sans-abri. On a tous eu un doute à un moment. Et puis les illusions ont fondu en même temps que son fond de teint et Nicole s’est tue.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.A.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lechatquifume.unblog.fr"&gt;&lt;br /&gt;www.lechatquifume.unblog.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-5120983734037713600?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/02/nicole-guedj-tout-dego.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-4656368802599080897</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2009 17:15:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-04T18:26:56.115+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>Savoirs contre pauvreté (mieux que pétrole contre nourriture…)</title><description>Esther Duflo est mignonne et attendrissante, elle a l’air d’avoir le trac. Elle a les traits du visage assez durs, elle ressemble un peu à Florence Rey, qui s’était laissé embarquer dans une virée meurtrière il y a une dizaine d’années à Paris, place de la Nation, avec Amaury Maupin, le côté chatte effarouchée. Mais elle n’a pas l’air de craindre l’eau froide. Il se pourrait même qu’elle ait inventé l’eau chaude. Elle a aussi une allure d’enfant, la petite cousine d’Amérique (elle est au prof au MIT de Boston), la fillette prodigue de retour au pays, et que scrute avec bienveillance la famille au grand complet venue pour l’attendre. Elle remet en place une mèche noire qui lui tombe dans les yeux, elle avale ses mots à toute vitesse, elle bégaie aussi, et elle a un timbre de voix étrange, comme si elle était ventriloque en fait. Donc on ne peut pas dire que ce soit une grande oratrice. Mais ce qui fait la qualité d’un grand professeur (à 36 ans, la plus jeune de toute l’histoire à se produire au collège de France), c’est la clarté de la pensée. Je me suis assoupi très rapidement, écoutant d’une oreille endormie les développements de ce premier cours d’un cycle intitulé « Savoirs contre pauvreté ». Mais quand je me suis réveillé complètement au bout de trois quarts d’heure, j’ai tout de suite retrouvé le fil, et je n’ai eu aucun mal à refaire l’enchaînement de la pensée, comme si Esther Duflo disait en fait des comptines pour enfant, des choses qui bercent et qui frappent. &lt;br /&gt;Le contenu de son cours alors. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;D’abord les problèmes des coûts liés à l’éducation. L’éducation pour lutter contre la pauvreté est le thème de cette première séance. De deux natures. Le port du costume (même quand il n’est plus obligatoire, la pression sociale et le poids des traditions induisent qu’il est quasiment imposé de fait) ou les coûts d’opportunité (l’enfant qui va à l’école ne travaille pas dans les champs) fait qu’il existe de vraies entraves financières à la scolarisation à grande échelle dans les pays pauvres. Avec un groupe d’économistes, sur des territoires pilotes, elle a travaillé à la réduction de ces coûts, à partir de bourses, ou de politiques publiques de redistribution. Elle s’est alors rendu compte que les parents adoptent souvent des comportements rationnels dès lors qu’on est capable de leur expliquer pourquoi il est important que leurs enfants aillent à l’école. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième point. L’accès très large à l’école ne garantit pas forcément le fait que les problèmes d’illettrisme ou de faible niveau de formation se résolvent. Ce que dit Esther, c’est que dans de nombreuses écoles du tiers-monde (le terme est passé de mode, mais justement, j’aime bien son côté vintage), on n’apprend quasiment rien. Ce qui s’explique facilement parfois ; au Kenya, l’anglais, qui est la troisième langue, après le dialecte et le swahili, est pourtant la langue d’enseignement dès le CE2, alors que la quasi-totalité des enfants ne le parle pas. Pourquoi ? Parce que dans ces pays-là, l’école, réservée à une élite, a pendant longtemps eu vocation à fournir à la puissance coloniale ses futurs fonctionnaires. La démocratisation de l’accès à l’école ne s’est pas accompagnée d’une refonte des programmes. Bref. Une étude qu’elle a menée a montré que les parents ont tendance à complètement surévaluer ce que leurs enfants apprennent à l’école. Par exemple, 37% des parents dont les enfants sont incapables même de reconnaître les chiffres, annoncent que leurs enfants sont capables de faire des divisions. Esther dit que, un jour ou l’autre, cela va se savoir, et que si on n’est pas capable d’améliorer la qualité de l’école et des apprentissages, il va y avoir une prise de conscience parentale de l’inutilité de l’école dans ce contexte, et une crise de confiance qu’il sera long à briser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième point. Comment améliorer d’un point de vue « qualitatif » l’école ? Identifiés comme des freins : le manque total de moyen, de matériel pédagogique, la surpopulation des classes. Il y a eu des expériences menées, en Inde, où on s’est finalement rendu compte, que le fait de fournir des posters pédagogiques, des manuels, d’améliorer les infrastructures, de réduire de moitié le nombre d’élèves par classe, tout ceci n’avait aucun effet (sauf pour les élèves naturellement doués qui progressaient alors plus vite). Le grand problème est en fait celui de la pédagogie, et de l’absence de motivation chez les professeurs, traduit par leur absentéisme à rendre jaloux même les profs de techno en Alsace (taux qui peut atteindre 40% en Inde rurale). Des mécanismes ont été mis au point pour s’assurer qu’une assiduité plus grande des professeurs amélioraient la qualité de l’enseignement : on leur a demandé par exemple de se prendre chaque jour en photo avec les élèves devant le calendrier de la salle (pour connaître le jour), leur salaire étant ensuite indexé sur leur taux de présence. Les profs ont été bizarrement assez contents de la mise en place de ce système, parce que, explique Esther, ils ont eu le sentiment qu’ils « avaient leur destin entre leurs mains », qu’ils pouvaient « venir plus souvent à l’école pour gagner plus »…Elle a dit ça sans faire exprès, mais la proximité avec une autre formule entrée dans le langage commun fait sourire l’assemblée, et Esther aussi rigole, elle est belle quand elle rigole, dans son ensemble tout noir, en plus elle est étiquetée à gauche. D’autres systèmes de motivation des profs ont été expérimentés un peu partout dans le monde, notamment une incitation financière en fonction du succès des élèves aux examens de fin d’année. Mais cela n’est pas allé sans dérives et les progrès enregistrés n’ont pas été durables : en Afrique noire, les profs s’arrangeaient pour que les élèves soient mieux alimentés le jour de l’examen, aux Etats-Unis, les profs demandaient à ce que les éléments les plus faibles soient déplacés dans des classes spécialisées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, Esther dit donc : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’on ne peut pas enseigner la physique nucléaire à des enfants qui ne maîtrisent pas encore complètement la lecture&lt;br /&gt;- Que pour améliorer la qualité de l’école, il faut avant tout changer les programmes scolaires&lt;br /&gt;- Que pour inciter les élèves à aller à l’école, il faut remettre du plaisir dans l’école, la rendre plus amusante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La difficulté étant d’organiser un nouveau système où tous ces ingrédients pourraient être réunis, ce qui est un enjeu d’économie politique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vidéos des conférences d'Esther Duflo ainsi que les supports de cours sont disponibles sur le &lt;a href="http://www.college-de-france.fr/default/EN/all/cha_int/"&gt;site du collège de France&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A.A.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.lechatquifume.unblog.fr"&gt;www.lechatquifume.unblog.fr&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-4656368802599080897?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/02/savoirs-contre-pauvrete-mieux-que.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-2787164219647686267</guid><pubDate>Wed, 04 Feb 2009 15:37:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-02-04T16:39:05.573+01:00</atom:updated><title>"le petit facteur". Sic.</title><description>&lt;a href="http://www.independent.co.uk/news/world/europe/the-postman-who-wants-to-deliver-the-end-of-capitalism-1545015.html"&gt;The Independent&lt;/a&gt; nous sort aujourd'hui un petit article sur "le petit facteur", comme ils disent, Olivier B.&lt;br /&gt;Bon, comme toujours avec Olivier, ça tourne autour de sa personne, de son vélo et de sa passion pour le rap et les jeans plutôt serrés, comme ils disent. Ça parle un peu aussi de son anticapitalisme, et de son côté révolutionnaire, ou plutôt "révolutionnaire", comme ils disent. ça parle de la LCR, et de packaging d'idées politiques, comme ils disent.&lt;br /&gt;Le seul problème, c'est que le NPA n'a pas d'idées, pas de projets, et veut seulement récupérer les "nonistes" du capitalisme, les alter, les gauchistes déçus de la gauche, les étudiants, les idéalistes, et les "révolutionnaires" (apparemment, il faut mettre des guillemets, c'est un mot qu'il ne faut pas trop prononcer). Le désert de la gauche française, qui n'est plus vraiment à gauche (l'a-t-elle déjà été?), qui ne s'intéresse que peu aux problèmes internationaux, a laissé la porte ouverte à ce triste parti, qui veut seulement être contre. Au moins, à la LCR, ils voulaient tout péter, ça semblait déjà plus concret comme projet politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ps: J'aime bien, par contre, le parallèle évoqué avec Nico:&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Olivier Besancenot is a self-made proletarian. He was born into a middle class family in the Hauts-de-Seine, just west of Paris, which was also the childhood home of Nicolas Sarkozy. [..] He still works part-time for La Poste, delivering mail by bicycle three days a week in Neuilly-sur-Seine, just west of Paris. Neuilly, ironically, is the wealthiest and most right-wing town in France. Its former mayor is President Sarkozy."&lt;/em&gt; ça m'a fait rire. Et puis ça m'a rendu un peu triste. Oliv, Nico, une grande gueule, la même envie de fédérer et pas de projets: les Hauts-de-seine, un département qui monte. Attendez, qui est le président du conseil général des Hauts-de-Seine? Ah oui, c'est ça, Patrick Devedjian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C.L.M.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-2787164219647686267?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/02/le-petit-facteur-sic.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-2205774513108137410</guid><pubDate>Mon, 12 Jan 2009 15:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-12T16:51:24.782+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Humeur</category><title>Se donner bonne conscience ?</title><description>Quand on dit qu’on est de gauche dans une école de commerce, la probabilité est forte de s’entendre répondre : c’est pour te donner bonne conscience que tu fais ça, comme les gens qui font du social, c’est que vous n’assumez pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve particulièrement intéressant ce type de réactions. D’abord, cela voudrait dire que ceux qui tiennent ce discours ont, d’une manière ou d’une autre, mauvaise conscience d’être là où ils sont, quand ils sont eux-mêmes membres de ces écoles. Ou, pour les autres, que l’on devrait avoir mauvaise conscience pour en faire partie.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi aurions-nous besoin de se donner bonne conscience parce que l’on fait du commerce ? Je suis personnellement convaincu que le rôle social des entrepreneurs, des économistes et des salariés des secteurs commerciaux est tout aussi important que d’autres. Il n’y a pas de mal à produire des richesses ! Nul besoin de rappeler qu’on ne peut pas redistribuer ce que l’on n’a pas. &lt;br /&gt;Il n’y a pas lieu non plus d’avoir mauvaise conscience car nous sommes le produit d’un système éducatif d’où l’égalité des chances est de plus en plus absente. La mauvaise conscience ne sert à rien. La conscience que la situation ne convient pas et qu’il faut la faire évoluer, si. &lt;br /&gt;Pour les étudiants de droite, le discours de la mauvaise conscience est d’autant plus surprenant qu’eux ne devraient pas penser en ces termes, sauf si leur conception du commerce est moins honnête qu’elle ne devrait l’être et qu’ils ont, au fond d’eux, un peu de mauvaise conscience ! Il vaut mieux alors assumer qu’on ne pense qu’à l’argent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etre de gauche ne me donne pas « bonne conscience » car j’ai la conscience tranquille à la base, pour les raisons précédemment expliquées. De plus, je n’ai pas vraiment l’impression qu’il soit très « tendance » d’être de gauche en ce moment, avec l’image renvoyée actuellement par le PS, surtout dans l’environnement des écoles de commerce.&lt;br /&gt;Il semble évident qu’une part non négligeable de ceux qui s’engagent dans des activités sociales, associatives, politiques, le font par besoin de reconnaissance. Mais il me semble que c’est aussi le cas de ceux qui s’engagent dans de grandes carrières dans les affaires. Tout le monde a besoin de reconnaissance, chacun la recherche à sa manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui me concerne, me dire de gauche ne cherche pas à signifier que je suis plus généreux qu’un autre. Je ne suis pas de gauche par idéalisme, je ne suis pas de gauche par charité, je suis de gauche par égoïsme. En effet, en tant que simple citoyen, je souhaite vivre dans une société dans laquelle les chances de réussir sont les mieux réparties possibles, dans laquelle la pauvreté est effectivement combattue, dans laquelle les prisons sont des endroits où l’on se réinsère et non où l’on apprend le crime, une société dans laquelle le système éducatif est considéré comme le meilleur des investissements. En tant que simple citoyen, je souhaite vivre dans une société méritocratique, non dominée par la reproduction inéluctable des élites. Je souhaite vivre dans une société qui ne s’accommode pas de la mendicité, de la délinquance, de la discrimination, de la ghettoïsation, et qui se dote des véritables armes pour les combattre, et pas simplement de nouvelles et inutiles lois pénales chaque année. Je souhaite vivre dans une société qui s’engage pour un développement durable et une économie positive, au-delà de simples effets de communication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas de gauche par sentiment, mais à l’issue d’un raisonnement qui me pousse à penser aux autres pour mieux, et non plus, penser à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;B.S.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-2205774513108137410?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2009/01/se-donner-bonne-conscience.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-2672416625039307536</guid><pubDate>Mon, 01 Dec 2008 19:06:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-01T20:22:05.555+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Humeur</category><title>Débat sur les S.E.L: Systèmes d'Echange Local</title><description>&lt;strong&gt;-Sophia-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu un reportage là-dessus ce midi et je trouve ça génial: les S.E.L, des associations qui te permettent d'echanger de biens te des services sans monnaie (genre 1h de ménage contre 3 t-shirts, etc.), dans la droite lignée des AMAP et autres trucs de ce genre:&lt;br /&gt;http://www.onpeutlefaire.com/les-systemes-d-echange-locaux&lt;br /&gt;  &lt;br /&gt;Yen a 3 a Paris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Nico-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"l'unité de compte est le "Grain de Sel". Une heure de travail comptera par exemple 60 Grains de sel. Toutes les compétences au sein du SEL sont mises sur un pied d'égalité. Ainsi, une heure de ménage pourra avoir la même valeur qu'une heure de cours informatique."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas bien la différence, en dehors de l'impôt entre un grain de sel et un euro.&lt;br /&gt;De plus, l'idée selon laquelle les compétences sont mises sur un pied d'égalité me rappelle fortement le communiste. Pourquoi je me ferais chier à faire un boulot compliqué si je peux faire d'autres trucs plus simple si je gagne de toute façon la même chose ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me rappelle fortement les communautés type hippie où les gens voulaient vivre sans argent, avec ce qu'ils produisent. Puis ils se sont aperçus que c'était quand même plus simple de vivre en allant chercher son jambon au (super)marché. Après je suis d'accord que c'est ridicule de condamner des gens qui se payent des patates en réparant un robinet. C'est quand même proche du marché noir, l'Etat y voit un grand manque à gagner ...&lt;br /&gt;Je suis pas très convaincu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Ad-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, j’étais en train de réviser mes cours d’Economics of Development, ici, à Calcutta, avant les « end-term exam » de lundi,  mais la motivation a failli, et cherchant un alibi, je viens mettre mon grain de sel.&lt;br /&gt;D’abord Nico, je ne sais pas tout à fait de quelles « communautés » hippie tu parles, pour peu que tu ais déjà une fois mis les pieds dans une communauté « hippie » (les guillemets ont changé de place), je crois pas qu’il faille dénigrer ces tentatives de vie un peu à la marge, j’en connais moi, quelques uns que j’ai vus de mes propres yeux retaper une grande, élever des poules, ou faire pousser un peu d’herbe pour avoir une rentrée d’argent, et même si la situation financière est pas florissante, j’affirme qu’ils préféreraient crever la dalle plutôt que d’aller acheter un paquet de couenne Herta à Leclerc. &lt;br /&gt;Sur le SEL, je connais un peu la question puisque je fais partie du SEL Paris (j’ai adhéré juste avant de partir en Inde et je n’ai pas encore contribué à l’activité de l’association autrement que par mon soutien symbolique). Tu dis que tu ne vois pas la différence entre un Grain de sel et un Euro (dans mon SEL, on appelle d’ailleurs l’unité de monnaie le PIAF, c’est plus classe). Ben la différence, elle est justement là, c’est que pour une fois, tu es sur un système d’échange qui n’est pas « monétarisé » (le PIAF ne valant rien dans aucune boutique de change). C’est tout con. Donc si tu veux apprendre à jouer de la guitare, tu payes le prof en PIAF que tu as gagné en repeignant la piaule d’une grand-mère. L’idée, elle est essentielle, c’est celle de la vie sociale, de l’échange, de l’affranchissement de l’idée de l’argent…et de la classe sociale aussi, c’est pour ça que toutes les activités&lt;br /&gt; sont rémunérées avec le même nombre de PIAF. Le SEL n’aurait aucun sens si une heure de comptabilité analytique valait plus qu’une heure à laver des carreaux. Ce que tu appelles le communisme. La gauche quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Nico-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout d'abord, je t'annonce que je ne demande qu'à être convaincu.&lt;br /&gt;Pour les "communautés hippies", je pensais aux nombreuses communautés qui ont fleuri après le summer of love par exemple. Du type de celle dans Easy Rider. Je pensais surtout à celle de mon oncle qui avait fait ça dans les Pyrénées à l'époque. Il est resté proche de la terre mais a quand même réintégré la société 'normale". Ou mon frère qui a été habiter en Normandie dans une petite ferme après avoir voyagé toute sa vie et qui est revenu en ville. Je ne pense pas que ce genre de vie puisse s'étendre à tout le monde parce qu'il est plus facile d'acheter son jambon etc. On est habitués à un autre mode de vie.&lt;br /&gt;Ce genre de choses peut fonctionner à la marge. Mais en parlant de gauche, puisqu'ils sont payés en grains de sel ou en piafs, ils ne peuvent pas payer d'impôts. Pourtant, ils peuvent aussi profiter (pas en un sens négatif) des services de l'Etat, financé par d'autres, payés en euros, eux. Donc pour que ça soit juste, il faudrait instaurer un impôt sur les grains de sel. Et donc revenir à la monnaie.&lt;br /&gt;Je ne comprends toujours pas en quoi ça diffère de la monnaie. Si tu répares le robinet de la grand-mère pour 30 SELS que tu dépenses ensuite en les donnant à celui qui t'a fabriqué un T-shirt, c'est juste un moyen d'échange ie la définition de la monnaie. Mis à part que tous les boulot sont payés pareil, je vois pas. Et cette idée c'est de l'égalitarisme complet. Pourquoi pas. Mais je me demande si ça peut fonctionner ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Guillaume-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui oui, ça marche, il faut juste REEDUQUER tous les hommes sur Terre, on faisait ça très bien en Sibérie, ils plantaient des pastèques transgéniques tous nus dans le permafrost et construisaient des routes avec leurs mains pour apprendre le don de soi et faire perdurer la volonté d'égalité...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pour ma part, je suis d'accord avec Nico (vous l'aurez conpris) ; ce sont de belles initiatives, très rafraîchissantes à l'heure du consumérisme forcené (achetez Lacoste), mais ça n'a pas beaucoup d'autre intérêt que celui de rappeler qu'on pourrait peut-être essayer de vivre autrement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Matt-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir ce genre d'initiatives raffraichit (merci guillaume pour le terme...). &lt;br /&gt;Il faut qu'on se mette a mieux consommer, et plus débrancher notre cerveau qd on achète des "choses"... Le pb c'est que je suis complement d'accord avec Nico sur le GROS souci de l'impot (ces communautés s'exclue du systeme de redistribution...). On peut garder nos pieces de monnaies et consommer intelligement. C'est possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Adri, je salue tout de même ton initiative SEL (jsavais pa!)... Moi je m'arretrai à l'AMAP, dont le systeme me semble pour le coup vraiment révolutionnaire, mais tout à fait compatible avec d'autres formes de consommation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Caro-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ouais ouais ouais. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gauchistes, qui veulent sortir du système, tournent mal et font dérailler les trains de la SCNF, quand ils ne sont pas en grève bien sur. Foutus cégétistes.&lt;br /&gt;La surconsommation de SEL bouche les artères des parisiens bobos ségolènistes.&lt;br /&gt;En attendant, je trouve le terme "raffraichissant" beaucoup trop faible et stigmatisant pour des initiatives comme celle-ci. ça fait très gauche caviar, qui boit du champagne en disant qu'elle aime beaucoup les pauvres, mais bon, quand même, ils pourraient travailler, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur, il ne faut être idéaliste, ne pas vouloir changer les choses, se dire que le principal problème de mouvement citoyens comme celui-ci c'est l'impôt...&lt;br /&gt;En attendant, on continue à acheter du jambon chez leclerc fait par des cochons qui n'ont jamais vu l'air libre, une heure de compta ou d'informatique nous semble forcément plus chère qu'une heure de peinture ou de pâte à sel, plus de 65% des français veulent recevoir de l'argent ou des chèques cadeaux (sic) pour noël, un personnage de Second Life consomme dix fois plus qu'un camerounais, et ça ne nous choque pas tant que ça au final (je me met dans le nous, bien sur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin bref, c'est assez confus ce que je dis, mais ça m'étonne quand même un peu les enfants, qu'on en soit encore à associer le communisme à Staline, et à se gausser d'initiatives gauchisantes qui veulent créer du lien social (la honte).&lt;br /&gt;Si même nous, jeunes et à gauches, on ne croit pas qu'un autre monde est possible (et là on ne parlait pas d'aller tous vivre dans le Larzac en autosuffisance putain, on parle d'échanger avec son voisin pour se rendre compte, justement, du sens de la monnaie), ça me rend vachement pessimiste sur l'avenir de notre société.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref, je sens qu'on a plein de choses à dire ce dimanche ou un autre, &lt;br /&gt;et Adri ça fait toujours plaiz de te lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Ad-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr je suis d’accord avec Caro et je vous trouve un peu « mou de genou » sur la question des SEL (avec toute ma tendresse). Et sur ce point spécifique et qui semble vous tenir à cœur de l’impôt et de la taxation des activités du SEL, non justement, non, car le SEL est une association à but bien évidemment non lucratif et qui ne présente en rien une quelconque démarche commerciale. C’est du TROC, quoi. Exactement au même titre, je sais pas, que lorsque vous tondez le gazon de votre père et qu’en échange c’est lui qui prépare le barbecue et les patates en papillote ! Car en effet, on pourrait dire qu’en tondant le gazon, vous avez pris le boulot d’un petit herboriculteur, ou d’un jardinier, et que votre papa aurait pu faire appel à un traiteur. C’est justement ça le troc, décidé  de faire quelque chose, non pas gratuitement, mais en attente d’un retour (équivalent ou pas on s’en fout). Le SEL, c’est&lt;br /&gt; l’institutionnalisation des services rendus, et les finances publiques n’ont absolument rien à voir là-dedans. Et pourtant dieu sait que je suis le premier à aimer payer mes impôts, vu que je n’en paie pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Bobby-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet et vaste et appelle moult débat, mais bon le troc c'est chouette mais si aujourd'hui ca n'a plus vraiment court c'est quand meme pour des raisons pratiques...et probablement meme de bonnes raisons pratiques.&lt;br /&gt;Paske moi je veux bien tondre la pelouse, mais si je n'aime pas les patates comment je fais? ou si j'ai deja 100 kilos de patate et que celles que je vais récupérer elles seront déjà pourri avant que je n'en ai l'usage (et que persone ne me reponde t'as qu'a en faire de la vodka...;-))?&lt;br /&gt;Je ne vois pas mais pas du tout quel probleme peut resoudre le troc a part dans des économies encore tres tres peu structurées...&lt;br /&gt;Tiens allez, je saute sur l'ocasion pour vous recommander un tres bonne album d'achille talon qui est tout a fait en lien avec ce sujet de conversation "l'archipel des Sansunron"... &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;A bientôt pour en reparler en tout cas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;-Sophia-&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf qu'il ne s'agit pas vraiment de troc puisque c'est une communauté (donc si tu vx pas des patates du mec à qui tu as tondu la pelouse, il donnera ses patates a quelquun que ca interesse qui lui meme te donnera des bières... (l'alcool est une exemple qui peut te faire voir les choses de maniere différente peut etre.)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Quant au fait qu'il n'y a pas de différence avec la monnaie, il y en a une: c'est que c'est à l'échelle locale! L'initiative n'est pas envisageable à plus grande échelle. là il s'agit de services que tu rends quasiment à ton voisin. Je ne veux pas être repasseuse professionnelle, mais bon, si je peux dépaner quelqu'un en lui repassant 3 chemises gratuitement, et qu'après, ma voisine du dessous garde mes gamins gratuitement un samedi soir, j'y trouve mon compte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Je  comprends pas vraiment votre scpeticisme. Ca résout pas la faim dans le monde, mais ce sont des initiatives qu'on ne peut que saluer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-2672416625039307536?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2008/12/dbat-sur-les-sel-systmes-dechange-local.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-1073080263823132230</guid><pubDate>Tue, 18 Nov 2008 00:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-18T01:28:38.278+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Humeur</category><title>Congrès PS : Petit dialogue par mails interposés entre PROGRES-iens...</title><description>- &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Benjamin&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Comme vous autres j'imagine, je suis les développements quotidiens du&lt;br /&gt;congrès et je me forge un avis au fur et à mesure.&lt;br /&gt;Je trouve que Ségolène gère bien la phase depuis les résultats.&lt;br /&gt;Malgré le fait que je l'ai bcp critiqué par le passé (et j'aurai&lt;br /&gt;certainement des occasions de continer :), si je devais  voter je la&lt;br /&gt;mettrai à la tête du PS, pour renouveller tout ça. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Je pense qu'elle&lt;br /&gt;est la seule à pouvoir faire bouger le " vieux parti " et innover. Et&lt;br /&gt;c'est un choix par défaut, devant le comportement des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis très déçu par l'utilisation de l'argument prétexte" MoDem ".&lt;br /&gt;Rebsamen a raison selon moi de rappeler que Martine est la seule des 4&lt;br /&gt;à avoir conclu une alliance avec le centre (à Lille aux dernières&lt;br /&gt;municipales), et Delanoë est avec Rocard qui appelait à une alliance&lt;br /&gt;avec le centre dès le premier tour ! Seul Hamon est cohérent mais je&lt;br /&gt;ne suis pas de son " bord ".&lt;br /&gt;Ils me font globalement gerber d'utiliser des trucs comme ça alors que&lt;br /&gt;la seul vrai problème s'appelle Ségolène. C'est quand même fou&lt;br /&gt;l'intensité des réactions contre sa personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De beaux faux-culs, qui ne pensent chacun qu'à leurs fesses tout en&lt;br /&gt;parlant de collectif. Ils crachent sur la perspective d'une "&lt;br /&gt;présidentialisation " du parti mais ne renonceront pour rien au monde&lt;br /&gt;à leur propre candidature au poste de Premier secrétaire ! C'est pour&lt;br /&gt;ça qu'ils ne s'entendront pas et qu'il y aura 4 candidatures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins Ségolène assume son ambition personnelle, et la perspective&lt;br /&gt;2012. Et elle a raison, faudrait penser à gagner un de ces jours. Et&lt;br /&gt;ce jour-là, on aura besoin des voix des centistes comme pour tte&lt;br /&gt;élection. Mais elle le dit, le redit, cela ne peut s'envisager&lt;br /&gt;qu'après la réunion de tte la gauche, et sur son programme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la lignée de mon billet sur la guerre des chefs qui doit avoir&lt;br /&gt;lieu, je suis plutôt content que ça se foute sur la gueule&lt;br /&gt;(contrairement aux Ayrault et cie qui pleure parce que ça bagarre, ah&lt;br /&gt;qu'il était bon le temps où avec le Hollande on faisait des synthèses&lt;br /&gt;à deux balles et où rien ne bougeait).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref,  c'est un spectacle affligeant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je prends le pari que les militants feront gagner Ségolène. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Sophia&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« J'ai pas tellement de commentaires à faire sur le côté "pathétique" etc. de ce qui se passe au PS en ce moment. Cela dit, ça me saoule d'entendre parler d'acharnement contre Ségolène, entendre tout son camp se victimiser en permanence, parce que dans le fond, elle a toujours voulu jouer cavalier seul, et aujourd'hui, c'est pas anodin si elle est si vivement critiquée par les 3 autres motions.&lt;br /&gt;Voila un article qui date un peu, mais il est toujours d'actualité:&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.politique.net/2007082303-desirs-davenir-outil-de-conquete-de-segolene-royal.htm"&gt;http://www.politique.net/2007082303-desirs-davenir-outil-de-conquete-de-segolene-royal.htm&lt;br /&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour moi, le front anti-Ségolène et la haine qu'elle suscite chez les éléphants et plein de militants sont légitimes, dès lors qu'elle se passe du parti pour l'essentiel des trucs, elle défend désirs d'avenir bien plus que le PS, elle s'est d'ailleurs installée dans des locaux bd Raspail, financés par Pierre Bergé, en retrait du parti. Elle fait ses trucs dans son coin et après au moment des élections, elle prétend vouloir représenter le PS et oeuvrer pour le parti, alors qu'elle s'en cale le reste du temps. Les critiques dont elle fait l'objet ne sont pas seulement celles des éléphants en quête de pouvoir: même à l'échelle des militants, dans les sections, elle est adulée par les membres de désirs d'avenir (qui d'ailleurs ne sont jamais présents au réunion du PS), et haïe par tous les autres, du moins, c'est ce que je constate dans ma section.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Bref, je ne sais pas si je suis très claire, mais pour moi la principale faux-cul, c'est elle, et je prie pour qu'elle ne soit pas élue jeudi. En ce qui me concerne, je voterai pour Martine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Fra-ter-ni-té, amours et rondes autour de la terre pour vous tous! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;&lt;br /&gt;Benjamin&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;« Il me semble qu'elle assume tout ça, et que dans ce sens elle n'est&lt;br /&gt;pas hypocrite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Martine dénonce la perspective d'une alliance avec le&lt;br /&gt;centre, qu'elle est la seule à avoir conclu pour le moment. Elle parle&lt;br /&gt;de collectif et dis ne pas avoir de vues sur 2012, mais n'a pas lâché&lt;br /&gt;sa propre candidature au Congrès ce qui a contribué à l'absence&lt;br /&gt;d'accord (avec les uns ou les autres).&lt;br /&gt;Ca, c'est de l'hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dis pas que Ségolène ne mérite pas la critique, mais je m'étonne&lt;br /&gt;de son ampleur et des passions qu'elle suscite, dans les deux sens :&lt;br /&gt;ses partisans sont chauds comme la braise, et ses adversaires aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour son caractère extérieur au parti, je ne conteste pas tout mais je&lt;br /&gt;remarque qu'elle a sur sa motion parmi les plus grosses fédérations,&lt;br /&gt;signe qu'elle a des soutiens importants. Mais pas rue de Solférino,&lt;br /&gt;c'est clair :-)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas militant au PS et je ne vote donc pas pour ce Congrès.&lt;br /&gt;Parfois, je le regrette. Souvent, je suis content de ne pas y être :-) »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Benjamin (bis)&lt;span style="font-style:italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; « Ca c'est pour Benoît Hamon : h&lt;a href="ttp://www.liberation.fr/politiques/0101266156-le-dernier-coup-bas-de-benoit-hamon-a-segolene-royal"&gt;ttp://www.liberation.fr/politiques/0101266156-le-dernier-coup-bas-de-benoit-hamon-a-segolene-royal&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span &gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-1073080263823132230?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2008/11/petit-dialogue-par-mails-interposs.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-123578850533844699</guid><pubDate>Tue, 18 Nov 2008 00:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-18T01:26:40.677+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><title>A couper le sifflet</title><description>Le 14 octobre 2008 lors du match France Tunisie, la Marseillaise a été sifflée par des citoyens français majoritairement issus de l’immigration. Coup de gueule d’abord contre certains médias qui d'un coup ne parlaient plus de Français mais de Tunisiens lorsqu'il s'agissait des siffleurs. Puis question lancinante: Pourquoi sifflaient-ils ?&lt;br /&gt;Peut être parce qu’ils en ont assez d’être parqués dans des cités dortoirs sans perspectives d’avenir tandis que TF1 leur donne comme modèle un Jean Sarkozy (tant de classe, de cheveux bien coiffés et de costumes Armani ne peuvent que sauver la France) qui vit à Neuilly et qui selon l’expression de Figaro s’est « seulement donné la peine de naître » ; peut être parce que si il y a une descente de police dans le RER, c’est mon voisin métissé qui sera contrôlé et pas moi; peut être parce que certains français considèrent finalement les immigrés et leurs descendants comme des citoyens de seconde zone, que cela n’a aucune raison de changer ; peut être parce que l’ascenseur social est devenu une vaste blague et ne sert plus qu’à culpabiliser ceux qui ne s’en sortent pas... &lt;br /&gt;Les causes du malaise sont innombrables. &lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Contre les gesticulations inconséquentes de Nicolas Sarkozy, c’est à la gauche de se mobiliser et de proposer un nouveau projet de société pour que dans 10 ans, on ne siffle plus la Marseillaise au stade de France.&lt;br /&gt;Mais comprendre ne veut pas dire justifier. Or nombreux ont été ceux qui à gauche ont justifié ces sifflets commettant là une double faute, à la fois morale et politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Faute morale d’abord car, et c’est triste de devoir le rappeler, la Marseillaise est un symbole important de notre République : elle a accompagné les luttes des Français depuis la Révolution jusqu’à la Résistance où elle était chantée aussi bien par les Communistes que par les Gaullistes. Mais pas seulement puisque la Marseillaise a aussi été chantée entre autres par les bolcheviks pendant la révolution d’octobre 1917, par les républicain espagnols en 1936 et par les étudiant chinois sur la place Tian’anmen.  Pour les socialistes qui sont issus du mouvement ouvrier mais aussi de 1789, cet hymne devrait avoir un écho particulier puisqu’il  est la démonstration que ce sont nos valeurs : la liberté grâce à l’égalité, qui ont présidé à la construction de la République française. Afin de s’en convaincre, il faut s’éloigner des idées toute faîtes et des jugements expéditifs pour revenir au &lt;a href="http://www.globe-netter.com/index/hymnes/france.html"&gt;texte&lt;/a&gt;: &lt;br /&gt;La Marseillaise est effectivement un chant guerrier, en phase avec le contexte très violent des années révolutionnaires. Mais c’est aussi une matrice pour les idées progressistes :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;  « Peuple français, connais ta gloire;&lt;br /&gt;Couronné par l'Egalité,&lt;br /&gt;Quel triomphe, quelle victoire,&lt;br /&gt;D'avoir conquis la Liberté »&lt;br /&gt;  « La France que l'Europe admire&lt;br /&gt;A reconquis la Liberté&lt;br /&gt;Et chaque citoyen respire&lt;br /&gt;Sous les lois de l'Egalité »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Notre hymne n’est pas un appel au meurtre gratuit mais à la résistance contre toutes les formes d’oppression, en faisant preuve de retenue :&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;  « Un projet plus grand et plus sage&lt;br /&gt;Nous engage dans tous les combats&lt;br /&gt;Et le Français n'arme son bras&lt;br /&gt;Que pour détruire l'esclavage. »&lt;br /&gt;  « Français, en guerriers magnanimes,&lt;br /&gt;Portons ou retenons nos coups !&lt;br /&gt;Épargnons ces tristes victimes,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A regret, s’armant contre nous !» &lt;br /&gt;Au même titre que la Sécurité Sociale ou que les Services Publics, les symboles de la République sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Se battre pour les préserver, c’est se battre pour préserver une certaine conception de la société, où même si l’on a pas grand-chose, on partage le bien commun et on doit pouvoir réussir sa vie sans carnet d’adresse. Or cette conception est aujourd’hui menacé, y compris à gauche, par le communautarisme (on est d’abord solidaire de ses voisins ou de ceux qui nous ressemblent) et la défiance à l’égard de tout ce qui sert ou s’apparente à l’Etat (les fonctionnaire, les impôts, les politiques, les institutions et les symboles). &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Faute politique ensuite car justifier les sifflets contre la Marseillaise, c’est faire le jeu de la droite. Le fait même que sur ces sujets, la gauche soit embarrassée et finalement inaudible laisse en effet un boulevard à la droite pour s’attaquer seulement aux conséquences (les sifflets) et pas aux causes (la misère et la discrimination). Nous devons nous aussi réprouver fermement ce genre d’incidents pour pouvoir ensuite en expliquer les causes, proposer des solutions et mettre la droite devant ses contradictions. Bien sur, condamner les sifflets ne veut pas dire cautionner les dérives racistes du gouvernement. Bernard Laporte en particulier qui a demandé à ce que « les matchs entre la France et les équipes d’Afrique du nord soient joués en province devant un public sain ». Mais j’ai la conviction que si nous avions condamné plus fermement ces sifflets, nous aurions pu demander avec plus de force sa démission.&lt;br /&gt;Il est d’autant plus vital pour nous de réagir que les Français tiennent à leur hymne et aux valeurs qu’il véhicule. Ainsi, selon un sondage du CSA, 80% des français ont été choqués de voir la Marseillaise sifflée le 14 octobre. Pour la plupart, ces 80% ne sont pas des nationalistes nostalgiques de l’ancienne puissance française mais des citoyens attachés à une République Française garante de la liberté de chacun. Certains, dégoûtés par notre désinvolture, se tournent vers la droite.&lt;br /&gt;Le désamour entre  gauche et hymne français dure depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Considérée comme passéiste et associée à la France des colonies, la Marseillaise a été laissée à l’extrême droite qui en a fait son miel, comme aujourd’hui Nicolas Sarkozy avec les discours de Jaurès. Il est grand temps de mettre fin à cette anomalie historique! Les progressistes doivent se réapproprier les symboles de la France ! Problème: lorsqu’on évoque ce sujet à gauche, on ne récolte que des sourires amusés. Pourtant ce qui se joue ici est essentiel : il s’agit de l’avenir de la France et de l’Europe. Face aux empires américain et chinois, quel est notre ambition ? Allons nous choisir de sortir de l’Histoire et laisser ces pays régler les affaires du monde ? Allons nous enfin décider de ne plus avoir honte de nous même et faire entendre notre voix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  Dans ce contexte, j’ai trouvé l’initiative de Ségolène Royal : réhabiliter les symboles de la République pendant la campagne 2007, à la fois courageuse et pertinente. Courageuse car elle a été accueillie comme on pouvait s’y attendre par les lazzi de beaucoup de socialistes.  Pertinente car elle va dans le sens d’une réponse globale aux problèmes actuels de la gauche française :&lt;br /&gt;- Contrer la droite, du modem au FN, sur ce qui est malheureusement devenu son terrain de prédilection. (Suis-je le seul à avoir un pincement au coeur quand je vois Jean-Marie LePen parader à Valmy et s’approprier nos symboles ?)&lt;br /&gt;- Refonder le logiciel politique de la gauche de gouvernement en valorisant l’apport des théoriciens du socialisme républicain et en reconnaissant nos excès ou nos faiblesses dans les dernières décennies. Fonder aussi une nouvelle symbolique pour notre génération, qui doit dépasser les symboliques issues du marxisme et de mai 68 afin de penser en terme neuf l’avenir.&lt;br /&gt;- Proposer une nouvelle espérance de gauche en poursuivant l’œuvre révolutionnaire d’émancipation de la personne humaine par la République (renforcement de la citoyenneté, réhabilitation et réarmement de la puissance publique pour réguler l’économie et protéger l’environnement, reconstitution d’un bien public patrimoine de tous les français, politique volontariste d’égalisation des conditions de vie). Une espérance à même de remobiliser les jeunes et les classes populaires que nous avons progressivement perdu depuis 30 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-123578850533844699?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2008/11/couper-le-sifflet.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-6194121439819118487</guid><pubDate>Sun, 09 Nov 2008 12:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-09T13:21:01.926+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Sondage</category><title>Sondage PS</title><description>Si un vainqueur a été désigné alors que la motion &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Collomb-Royal&lt;/span&gt; a emporté 29% des suffrages des militants &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;PS&lt;/span&gt;, le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;PS&lt;/span&gt; n'a toujours pas trouvé ni son chemin ni son leader. Avec quelques jours de retard, nous aimerions recueillir l'avis des visiteurs et membres de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;PROGRES&lt;/span&gt; sur ces motions, histoire de voir où nous nous situons sur l'échiquier politique... du &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;PS&lt;/span&gt; !(cf. sondage à droite de ce &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;post&lt;/span&gt; !)&lt;br /&gt;Pour plus &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;d'infos&lt;/span&gt; sur les motions (à noter, les merveilleux noms de ces websites!) : Motion A : &lt;a href="http://www.clarte-courage-creativite.com"&gt;www.clarte-courage-creativite.com&lt;/a&gt; / Motion B : &lt;a href="http://www.monpoleecologique.fr"&gt;www.monpoleecologique.fr&lt;/a&gt;  / Motion C : &lt;a href="http://www.unmondedavance.eu"&gt;www.unmondedavance.eu&lt;/a&gt; / Motion D : &lt;a href="http://www.changeragauche.net"&gt;www.changeragauche.net&lt;/a&gt;  / Motion E : &lt;a href="http://www.fiersdetresocialistes.org"&gt;www.fiersdetresocialistes.org&lt;/a&gt; / Motion F :&lt;a href="http://www.mouvementutopia.org"&gt; www.mouvementutopia.org&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-6194121439819118487?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2008/11/sondage-ps.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-5941854953666960890</guid><pubDate>Fri, 07 Nov 2008 09:04:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-09T13:37:56.802+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><title>Obama &amp; quelques réactions intéressantes de nos politiques</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-family:trebuchet ms;" &gt;Hortefeux, Obama, et le "défi de l'intégration"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Trouvé sur le blog d'une journaliste de Libé,  un lapsus bien révélateur... qui montre qu'on n'a pas encore trop avancé sur le sujet en France.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-family:trebuchet ms;" &gt;Extrait du Libé-Blog de Catherine Coroller :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;"Dans la série boulette-qui-révèle-le-fond-de-mon-inconscient, Brice Hortefeux a fait assez fort hier mercredi 5 novembre sur BFM radio en estimant que l'élection de Barack Obama avait &lt;/span&gt;&lt;em style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: trebuchet ms;"&gt;«un côté symbolique puisque chacun sait qu' (il) est d'une famille issue de l'immigration»&lt;/em&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;. Ajoutant: &lt;/span&gt;&lt;em style="color: rgb(51, 51, 51); font-family: trebuchet ms;"&gt;«C'est le témoignage que le défi  de l'intégration peut être relevé.»&lt;/em&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt; Obama immigré? Son père était certes kenyan mais le futur président des Etats-Unis est né à Hawaï, Etat américain, d'une mère américaine. Est-ce à dire que sa peau noire en fait d'office un immigration ?"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;(Benjamin)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;...Et aussi, dans le genre "nos politiques récupèrent Barack"&lt;/span&gt;, à noter, la réaction de NKM pour qui l'élection d'Obama rappelle ce que "nous", français avions vécu en 2007 avec l'élection de Sarkozy, un grand rassemblement pour le changement...euh... je suis la seule à être vraiment passée à côté de cette extraordinaire ferveur de 2007 ou quoi ??&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;(Alice)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="color: rgb(51, 51, 51);font-family:trebuchet ms;" &gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-5941854953666960890?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><enclosure type='text/html' url='http://immigration.blogs.liberation.fr/coroller/2008/11/obama.html' length='0'/><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2008/11/hortefeux-obama-et-le-dfi-de.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-1030888631778627195.post-4971942129233609407</guid><pubDate>Thu, 06 Nov 2008 15:20:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-09T12:27:05.841+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Politique</category><title>Obamania quand tu nous tiens...</title><description>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chez PROGRES, on aime bien Barack (en tout cas moi je l'aime bien) et pour une fois, tout le monde est d'accord avec nous. Même Nicolas, c'est dire... Du coup, on est obligé de se poser des questions (et ça c'est toujours embêtant !). Par exemple : peut-on être contre le marketing politique et les tongs si ça marche ? La question reste entière et les débats font rage chez PROGRES...&lt;br /&gt;Je vous conseille donc un decryptage intéressant d'André Gunthert, professeur à l'EHESS sur son Blog "Histoire Visuelle" où il &lt;a href="http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/10/31/853-la-classe-moyenne-a-le-visage-de-la-famille"&gt;analyse la vidéo de 27 minutes&lt;/a&gt; à la gloire de l'ex-futur président des USA.&lt;br /&gt;Et parce qu'on espère tous que le monde va changer mais qu'à part un miracle, certaines choses seront immuables au moins jusqu'en 2012, &lt;a href="http://www.penelope-jolicoeur.com/2008/11/on-est-bien-con.html"&gt;un petit dessin rigolo&lt;/a&gt; qui nous aide à garder les pieds sur terre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Happy Happy&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1030888631778627195-4971942129233609407?l=www.blog.progresetudiants.org' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://www.blog.progresetudiants.org/2008/11/obamania-quand-tu-nous-tiens.html</link><author>noreply@blogger.com (Proposer, Réagir, Oser, étudiants des GRandes EcoleS)</author><thr:total>0</thr:total></item></channel></rss>